Rapport sur la question de l’organisation de notre courant international

Afficher une version adaptée à l'édition sur imprimanteEnvoyer cet article par mail

La conférence de janvier se donne, entre autres buts, celui de se donner les moyens d'organiser et centraliser, au niveau international, l'activité des différents groupes du courant international.

Cet acte se veut consciemment un pas vers la formation d'une organisation internationale achevée.

Pour comprendre sa signification, il faut répondre à trois questions principales :

  1. Pourquoi une organisation politique internationale ?
  2. Pourquoi s'engager dans un tel processus maintenant ?
  3. Comment doit être conçu le rôle du C.C.I. dans le processus de constitution du parti mondial du prolétariat ?

POURQUOI UNE ORGANISATION POLITIQUE INTERNATIONALE ?

L'organisation politique est un ORGANE de la CLASSE, engendré par elle pour remplir une fonction spécifique : permettre le développement de sa conscience de classe. L'organisation politique n'apporte pas cette conscience de "l'extérieur"; elle ne CRÉE pas non plus le processus de cette prise de conscience. Elle est au contraire un PRODUIT de ce processus en tant qu'instrument INDISPENSABLE à son développement. D'un certain point de vue, on peut considérer que l'organisation politique est aussi nécessaire à l'élaboration collective de la conscience de classe que l'expression orale et écrite l'est pour le développement de la pensée individuelle.

Deux tâches principales peuvent être distinguées dans la fonction générale de l'organisation politique du prolétariat :        .

  1. L'analyse permanente de la réalité sociale en vue de cerner les intérêts historiques du prolétariat (appropriation des acquis de l'expérience historique de la classe et définition de la position prolétarienne face à chaque situation concrète). C'est la tâche d'élaboration constante du Programme Communiste, c'est-à-dire de la définition des buts et des moyens de la lutte historique de la classe ouvrière.
  2. L'intervention au sein de la classe afin qu'elle assume consciemment son pro­gramme historique et se donne les moyens de sa tâche révolutionnaire.

II La classe ouvrière n'est pas la seule classe à exister internationalement. La bourgeoisie et les diverses classes paysannes se retrouvent dans tous les pays. Mais le prolétariat est la seule classe qui puisse s'organiser et agir COLLECTIVEMENT au niveau international car elle est la seule qui ne possède pas d'intérêts nationaux. Son émancipation n'est possible qu'à condition d' être mondiale.

C'est pourquoi son organisation politique tend inévitablement à être CENTRA LISEE et INTERNATIONALE.

Le prolétariat crée son organisation politique à son image.

Qu'il s'agisse da sa tâche d'analyse politique ou qu'il s'agisse de son intervention, l'organisation politique prolétarienne a affaire à une réalité mondiale. Son caractère centralisé et international n'est pas le résultat d'une exigence éthique ou morale, mais une condition NECESSAIRE de son efficacité et donc de son EXISTENCE.

 

III. Le caractère international de l'organisation politique prolétarienne s'affirme tout au long de l'histoire du mouvement ouvrier: Dès 1817, la Ligue des Communistes, avec son mot d'ordre :"Prolétaires de tous les pays, unissez vous. Les prolétaires n'ont pas de patrie" proclame sa nature d’organisation internationale. A partir de 1864, les organisations politiques prennent la forme des "Internationales". Jusqu'au triomphe de la contre-révolution stalinienne et du "socialisme dans un seul pays", seule la faillite de II° Internationale interrompt véritablement cette continuité internationaliste.

La deuxième Internationale, en correspondant à la période de stabilité des grandes puissances industrielles, souffre inévitablement, dans son internationalisme, de l'enfermement des luttes prolétariennes dans le cadre des réformes , l'horizon du combat, prolétarien subit objectivement un rétrécissement nationaliste. Aussi, la trahison de la II° Internationale ne fut pas un phénomène isolé, inattendu. Elle fut la pire conséquence de 30 ans d’enfermement des luttes ouvrières dans les cadres natio­naux.  En fait, dès ses premières années, 1a II° Internationale marque, sur le terrain de 1'internationalisme, un recul par rapport à l’AIT. Le parlementarisme, le syndicalisme, la constitution des grands de masse, en somme, toute l'orientation du mouvement ouvrier vers des luttes pour des réformes, ont contribué à fractionner le mouvement ouvrier mondial suivant les frontières nationales. La tâche révolutionnaire  du prolétariat ne peut se concevoir et se réaliser qu'à l'échelle internationale. Autrement elle n' est qu'une utopie. Mais, du fait même que le capital existe divisé en nations, les luttes pour la conquête des réformes (lorsqu'elles étaient possibles),  ne nécessitaient  pas du terrain international pour aboutir.  Ce n’est pas 1e capital mondial qui décidait d’accorder telle ou telle amélioration au -prolétariat de telle ou telle nation. C'est dans chaque pays, et dans sa lutte contre sa propre bourgeoisie nationale, quo les travailleurs parvenaient à imposer leurs revendications.

L’INTERNATIONALISME PROLETARIEN N’EST PAS UN SOUHAIT MORAL ? NI UN IDEAL ABSTRAIT ? MAIS UNE NECESSITE QUI LUI IMPOSE LA NATURE DE SA TACHE REVOLUTIONNAIRE.

C’est pourquoi la première guerre mondiale,  en marquant la non viabilité historique des cadres nationaux et la mise à l’ordre du jour de la tâche révolutionnaire prolétarienne, devait entraîner dans le mouvement ouvrier,  après la faillite de la II° Internationale, la plus énergique réaffirmation de l'internationalisme prolétarien. C'est ce que fit d' abord Zimerwald et Kienthal ; c' est ce qui imposa ensuite la constitution de la nouvelle internationale : L’Internationale Communiste.

La troisième internationale se fonda au début même de « l’ère de la révolution socialiste » et sa première caractéristique devait être inévitablement son interna­tionalisme intransigeant. Sa faillite fut marquée par son incapacité à continuer à assumer cet internationalisme. Ce fut la théorie du socialisme en un seul pays.

Depuis lors, ce n'est pas par hasard qui le mot internationaliste se retrouve dans le nom des principales réactions organisées à la contre-révolution stalinienne. Décadence capitaliste est synonyme de mise à 1'ordre du jour de la révolution prolétarienne et REVOLUTION PROLETARIENNE est synonyme d'INTERNATIONALISME.

IV. Si de tous temps les organisations politiques prolétariennes ont affirmé leur nature internationale, aujourd'hui cette affirmation est plus que jamais la PREMIERE CONDITION d'une organisation prolétarienne.

C'est ainsi qu'il faut comprendre l'importance et la signification profonde de l'effort internationaliste de notre courant.

POURQUOI S'ENGAGER DANS UN TEL PROCESSUS MAINTENANT ?

I. Lorsque l'on regarde le développement de notre courant international on ne peut pas ne pas être frappé par la faiblesse de notre importance numérique. Par le passé, même dans des circonstances particulièrement défavorables les organi­sations internationales étaient d'une ou d'autre façon l'aboutissement, le couronnement de diverses activités nationales. A regarder notre courant, on constate une -tendance inverse : l'existence internationale apparaît plutôt comme un point de départ pour 1es activités nationales que comme un résultat de celles-ci. Tous les groupes du courant se sont conçus comme partie intégrante d'un courant international avant même d'avoir publié le premier numéro de leur publication nationale !

On peut mettre en relief deux raisons principales de cet état de choses :

- la rupture organique produit de 50 ans de contre-révolution qui, par l’affaiblissement qu'elle a provoqué dans le mouvement révolutionnaire, oblige les révolutionnaires, dès le départ de 1a reprise des luttes de classe, à concentrer leurs faibles forces pour accomplir leur tâche ;

- la disparition définitive, après 50 ans de décadence capitaliste, de toute illusion sur les possibilités d'action réellement nationale .

Si le point de départ de notre courant a été l'activité internationale, c'est donc d'abord parce qu'il est l’expression concrète d'une situation historique particulière.

II.

En fait, par la création d'un bureau international, nous ne nous engageons pas maintenant clans le processus de formation de l'organisation internationale. Ce processus existe dès le début des différents groupes du courant. Nous ne faisons en réalité qu’assumer consciemment ce processus en passant du stade d’une certaine spontanéité passive et anarchique à l’égard des conditions  objectives du travai1 révolutionnaire â celui de l'organisation consciente qui se crée par sa propre volonté des conditions optimales  pour le développement de ce processus.

Il y a à la base de toute activité collective une spontanéité (réactions non préméditées à des conditions objectives et communes). Le passage à l’organisation est lui-même un produit spontané de cette activité, mais l’organisation n’en est pas moins un DEPASSEMENT (non une négation) de la spontanéité. Tout comme dans l’activité collective de l’ensemble de la classe, dans l’activité des révolutionnaires, l’organisation crée des conditions pour que :

1° surgisse la conscience des conditions pour que :

2° se forgent, de ce fait, les moyens pour agir consciemment  et volontairement sur le développement de ce processus.

C’est ce que nous faisons en créant ce bureau international et en nous orientant vers la constitution de l’organisation achevée.

III

La rupture organique qu’a subit le mouvement révolutionnaire depuis la dernière vague des années 20, pèse sur les révolutionnaires non seulement sur les difficultés qu’inévitablement ils éprouvent à retrouver les acquis des luttes passées, mais aussi par l’influence trop importante qu’a acquise dans leurs rangs la vision petite bourgeoise estudiantine. Le mouvement étudiant, qui marque de façon si spectaculaire les premières manifestations de l’entrée du capitalisme en crise et de la reprise de la lutte prolétarienne, empoisonne encore par sa conception du monde, les jeunes groupes révolutionnaires (il poivait, d’ailleurs, difficilement en être autrement).

Une des manifestations majeures de cette faiblesse se concrétise dans les problèmes d’organisation. Toutes les tares du milieu universitaire pèsent souvent d’un poids gigantesque sur le mondes des révolutionnaires : difficulté à concevoir la pensée théorique comme un reflet du monde concret divisé en classes antagoniques (ce qui se traduit par toutes sortes de jalousies vis-à-vis de « sa » petite pensée « à soit » de ce que l’on croit être une chapelle théorique que l’on prétend sauvegarder comme une thèse universitaire), difficulté à saisir l’activité théorique comme moment de l’activité générale et instrument de celle-ci, difficulté à comprendre l’importance de l’activité pratique, de l’activité consciemment organisée, bref, incapacité de faire sienne dans toute sa profondeur et dans toutes ses implications, la vieille devise marxiste : « les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, il s’agit maintenant de le transformer ».

C’est cette incompréhension qui s’exprime dans les critiques qu’ont pu naguère formuler, vis-à-vis de notre courant des éléments tels que ceux de la tendance « ex-LO » dans RI.

Pour ces éléments, notre courant international serait une invention artificielle et l’effort organisationnel pour le constituer du pur volontarisme. Les arguments d’une telle position se résument, en général, à deux idées :

1-      il y aurait « volontarisme » parce qu’il existe une volonté de construire une organisation alors que cette dernière ne peut être qu’un produit naturel d’un processus objectif indépendant de la volonté des quelques individus du courant.

2-      Il y aurait « artificialité » parce que les luttes de la classe n’ont pas encore franchies le « saut qualitatif » qui transformerait les luttes « revendicatives » en luttes « révolutionnaires », « communistes ».

Derrière ces deux idées à consonance marxisantes se cache en fait une incapacité totale à assumer le fondement essentiel du marxisme : la volonté d’agir consciemment pour la transformation révolutionnaire du monde.

Contre tous les courants idéalistes , le marxisme affirme l’insuffisance de la volonté humaine ; les hommes ne transforment 1e monde quand i1 et comme ils veulent . La concrétisation de toute volonté subjective dépend de l'existence de conditions objectives favorables, effectivement indépendant de cette volon­té . Mais rien n'est plus contraire au marxisme que de transformer l' insuffisance de la volonté en une négation de 1a volonté tout court . Ce serait identifier le marxisme à son antagoniste philosophique principal : le positivisme empiriste et fataliste. Le marxisme ne fait la critique du volontarisme que pour mieux affirmer l'IMPORTANCE DE LA VOLONTE . En affirmant la nécessité des conditions objectives pour la concrétisation de la volonté humaine , le marxisme souligne surtout le caractère nécessaire de cette volonté.

L'idée qu'une organisation révolutionnaire se construit VOLONTAIREMENT, CONSCIEMMENT , AVEC PREMEDITATION, loin d' être une idée volontariste est au contraire un des aboutissements concrets de toute praxis marxiste.                                                                                                                                       .

Comprendre la nécessité de conditions objectives pour commencer à cons­truire le parti révolutionnaire ne signifie pas que cette organisation soit un produit automatique de ces conditions . Cela implique en réalité comprendre l'importance de la volonté subjective au moment où ces conditions sont histori­quement données .

Voyons ce qu'il en est maintenant de l’accusation d’artificialité.

D'après nos "anti-organisationnels" les conditions objectives qui président au début du processus de construction du parti révolutionnaire ne sont autres que le début de la lutte ouvertement révolutionnaire du prolétariat ; destruc­tion de l'Etat capitaliste , voir même instauration de rapports de production communistes.

Le parti révolutionnaire n’est pas un organe décoratif qui vient embellir le tableau que présente l’éclatement spontané d’une lutte révolutionnaire. Il est au contraire un élément vital et puissant de cette lutte, un instrument indispensable de la classe.  Si la révolution russe est la preuve positive du caractère indispensable de cet instrument , 1a révolution allemande en est la preuve négative . L' incompréhension par la tendance de Rosa Luxembourg de la nécessité de commencer la construction du parti AVANT les premiers éclats de la lutte révolutionnaire a lourdement pesé sur l’évolution des événements .

 

Comprendre la nature d’INSTRUMENT INDISPENSABLE du Parti pour la lutte révolutionnaire c’est comprendre la nécessité d’agir en vue de sa constitution dès que commence à mûrir les conditions d’un affrontement révolutionnaire.

 

En fait, ne pas saisir l’importance de la construction de l’organisation politique mondiale du prolétariat alors que mûrissent les conditions d’un affrontement révolutionnaire, c’est ne pas comprendre l’importance du rôle de cette organisation.

Il n’existe pas d’indice infaillible pour mesurer la montée des luttes de classe. Dans certaines circonstances, même la diminution du nombre d’heures de grève peut cacher un mûrissement de la conscience révolutionnaire. Nous possédons, cependant aujourd’hui deux indices qui permettent d’avoir la certitude que nous sommes entrés depuis 1968 dans un cours révolutionnaire :

1-       l’approfondissement de plus en plus accéléré de la crise.

2-       L’existence d’une combativité intacte dans la classe ouvrière mondiale qui manifeste du fait que, au fur et à mesure, que la bourgeoisie peut de moins en moins continuer à gouverner comme avant, le prolétariat peut et vent de moins en moins vivre comme avant. C'est-à-dire que les conditions d’une situation révolutionnaire mûrissent irréversiblement.

 

Dans ces conditions, le travail de construction de l’organisation politique, n’est pas un souhait artificiel, mais une nécessité IMPERIEUSE.

 

IV – pour les révolutionnaires, le danger actuel n’est pas d’être en avance mais d’être en retard.

 

COMMENT DOIT ETRE CONÇU LE ROLE DU COURANT INTERNATIONAL DANS LE PROCESSUS DE CONSTITUTION DU PARTI MONDIAL DU PROLETARIAT.

 

I – Pour bien comprendre l’importance et la signification de ce que nous faisons en constituant un bureau international, il nous faut poser le problème du rapport qui existe entre le courant international et tout groupe surgissant sur des positions de classe.

Nous avons souvent affirmé qu’une des tâches des révolutionnaires était de constituer un pôle de regroupement de l’avant-garde prolétarienne. Il nous faut aujourd’hui comprendre que nous avons à constituer l’axe, le « squelette » du futur parti mondial du prolétariat.

 

II

         DU POINT DE VUE THEORIQUE, du fait qu’elle rassemble l’essentiel de l’expérience historique du prolétariat, la plate-forme du courant constitue le point de ralliement de tout groupe qui se situe sur le terrain de la lutte historique du prolétariat.

         Contrairement à ce qu’affirmait la tendance ex-LO dans un de ses textes, il n’y a pas « plusieurs cohérence possibles » pour englober les positions de classes. En dernière instance, la cohérence théorique n’est pas une question de syllogisme, ni de pure logique dans les raisonnements. Elle est l’expression d’une cohérence objective matérielle qui est UNIQUE : celle de la pratique de la classe.

         C’est parce qu’elle synthétise cette expérience pratique que notre plate-forme est le seul cadre possible pour l’activité d’une organisation révolutionnaire.

 

III

-          DU POINT DE VUE ORGANISATIONNEL. Bordiga soulignait à juste titre que le Parti, loin d’être uniquement une doctrine, était aussi une VOLONTE. Cette volonté ne consiste pas en un voeux pieux ni en un souhait « sincère ». Elle est une détermination persévérante d’intervention révolutionnaire. Et, comme nous l’avons vu, cette intervention est synonyme d’organisation et donc, d’expérience organisationnelle.

-          Il existe un ACQUIS ORGANISATIONNEL tout comme il y a ACQUIS THEORIQUE, et l’un conditionne l’autre de façon permanente.

-          L’activité organisée n’est pas un phénomène immédiat, donné d’emblée, spontanément. Elle est le résultat d’une expérience et d’une conscience qui ne se confondent pas avec celle d’un ou de plusieurs individus. Elle résulte uniquement d’une PRAXIS collective d’autant plus riche et complexe à acquérir qu’elle set justement collective.

-          C’est pourquoi du temps où il existait de grandes organisations révolutionnaires une scission était un événement que l’on hésitait longtemps à produire.

La continuité organique qui reliait les organisations révolutionnaires depuis 1847 n’était pas une simple « tradition » ou un fait du hasard. Elle exprimait, comme reflet de la continuité de la lutte prolétarienne, la nécessité de conserver l’acquis organisationnel que possédait l’organisation politique prolétarienne.

-          C’est pourquoi les organisation internationales du prolétariat se sont toujours constituées autour d’un axe, autour d’un courant qui non seulement défendait de la façon la plus cohérente les acquis théoriques du prolétariat, mais qui possédait aussi une expérience pratique, organisationnelle suffisante pour servir de pilier à la nouvelle organisation.

-          Ce rôle fut joué par le courant de Marx et Engels pour la 1° Internationale, par la Sociale Démocratie pour la 2°Internationale, par le Parti Bolchevik pour la 3°Internationale.

-          Si le mouvement ouvrier n’avait connu la rupture de 60 ans qui le sépare aujourd’hui le l’Internationale Communiste, c’est sans doute « la Gauche » de celle-ci (« Gauche italienne », « Gauche allemande ») qui auraient cette fois-ci assumé cette tâche. Du point de vue des positions politique,  il ne fait aucun doute que la prochaine Internationale sera une continuité de cette Gauche ; mais du point de vue organisationnel, cet axe est à construire.

-          Depuis la récente reprise des luttes de la classe, notre courant international a assumé une pratique organisationnelle avec les positions de classe du prolétariat. C'est-à-dire que sa praxis est devenue, avec toutes ses faiblesses et erreurs, patrimoine de la lutte prolétarienne. Le courant a ainsi créé une nouvelle source de continuité organique, en étant la seule organisation à avoir assuré une CONTINUITE dans sa pratique au sein du cadre que constituent les positions de classe.

 

IV

-          le courant international qui aujourd’hui franchit un pas vers sa centralisation doit donc, et peu effectivement considérer comme sa tâche essentielle, celle de constituer cette axe, indispensable pour la formation de la prochaine Internationale, le Parti mondial du prolétariat.

-          Ceux d’entre nous qui verrez dans cette affirmation pure mégalomanie ne serez pas des modestes mais des irresponsables. Le courant international se suiciderait s’il n’était capable d’assumer, dans toute son ampleur, ce qu’il est objectivement.