L'affaire des "infirmières bulgares"

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Une fois encore, les mœurs crapuleuses de la bourgeoisie se sont dévoilées en plein jour. Avec l’affaire des “infirmières bulgares”, les grandes démocraties ont démontré qu’elle n’avaient rien à envier aux plus ignobles dictatures.

Pour la plus grande gloire de la Nation, les médias français se sont répandus en photos montrant ces otages libérés, après neuf longues années de captivité et de torture par le régime libyen, se jeter dans les bras de la nouvelle égérie française, Cécilia Sarkozy. Plus fort encore que Kouchner tenant dans ses bras des enfants somaliens mourant de faim !

Il n’y a aucune illusion à avoir, la vie de ces infirmières bulgares et du médecin palestinien emprisonné avec elles n’a pas plus de valeur aux yeux des Sarkozy, et de toute la bourgeoisie française, qu’à ceux du sanguinaire Kadhafi. Si la diplomatie tricolore s’est démenée pour obtenir leur libération, c’est pour des raisons bien différentes de l’humanisme et de la bonté d’âme.

D’abord, évidemment, tout ce cirque médiatique a permis au nouveau président français de se faire un bon coup de pub et de travailler son image d’homme de cœur bombant le torse. Mais bien plus cynique encore, derrière cette libération se cachent des tractations militaires ! Le 25 juillet, cet “exploit” de la diplomatie française se concrétisera en effet sans ambiguïté dans de sordides négociations : deux accords entre la France et la Libye sur la vente de nombreux armements et la fourniture d’un réacteur nucléaire à Tripoli.

Pascale (31 août)