Crise politique au Venezuela : le prolétariat exposé à la misère, au chaos et à la répression du capitalisme

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Nous attirons l’attention de nos lecteurs sur la parution prochaine sur notre site internet d’une prise de position, réalisée dans des conditions très difficiles par la section du CCI au Venezuela, qui cherche à alerter internationalement l’ensemble des prolétaires sur la situation dramatique dans laquelle est plongée la population en général et le prolétariat en particulier de ce pays, pris en otages et exposés à la répression, dans les rivalités sanglantes de cliques bourgeoises.

Comme le soulignent nos camarades d’Internacionalismo dans cet article, les éléments majeurs de cette tragédie sont :

Les salaires ouvriers réduits, leurs prestations sociales amputées ; l’aggravation de la pénurie et du manque d’approvisionnement en nourriture, médicaments et produits de bases dont souffre la population depuis plusieurs années.

A cette situation s’ajoutent plus de 120 morts à ce jour, des milliers de blessés et de détenus, résultats de l’affrontement entre les cliques rivales du capital vénézuélien dans leur lutte pour le pouvoir.

Le désespoir de la population est tel que le nombre de personnes cherchant les moyens de fuir le pays a fortement augmenté. L’augmentation des tensions politiques et l’accentuation de la crise économique menacent de créer une vague de réfugiés semblable à celle produite par les exodes de populations en provenance de Syrie, d’Afghanistan ou de certains pays africains fuyant la barbarie guerrière ou la misère.

Le régime instauré par Chavez est une nouvelle preuve que ni la gauche, ni la droite, ni les secteurs les plus radicaux ne représentent une quelconque issue à l’exploitation et à la barbarie capitaliste, tous doivent être rejetés et combattus consciemment par le prolétariat et les minorités de la classe qui luttent contre l’ordre existant.

Le “socialisme du XXIe siècle” et la prétendue “révolution bolivarienne” n’ont rien à voir avec le socialisme. Il s’agit d’un mouvement patriotique et nationaliste de style stalinien alors que les défenseurs conséquents du socialisme défendent avant tout, à la suite du Manifeste Communiste de 1848, le principe que “les prolétaires n’ont pas de patrie”.

La difficile et dangereuse situation que vit le Venezuela est l’expression de la décomposition du système capitaliste comme un tout, qui s’exprime dans ce pays de manière caricaturale.

L’unique voie de sortie de la situation qui se vit au Venezuela est entre les mains de la classe ouvrière, qui à travers son combat, sa conscience politique, son union et sa solidarité au niveau local comme international, peut canaliser l’indignation et la rage des masses désespérées de la population.

C’est une réalité qu’à l’heure actuelle le prolétariat mondial n’a pas la force de freiner l’avancée de cette barbarie. Cependant, il existe une immense masse de la population qui ne croit plus aux “sorties de crise”. C’est uniquement le prolétariat qui à travers sa lutte consciente et sa solidarité internationale de classe peut arrêter ce drame.

Pour cela, il est urgent que comme minorités révolutionnaires de la classe ouvrière, nous intervenions dans le sens du développement de la conscience et de notre identité de classe : “Ni “socialisme du XXIe siècle”, ni démocratie, ni populisme de droite du style Trump, le prolétariat doit chercher sa propre perspective hors du capitalisme en reprenant le chemin de ses luttes sur son propre terrain de classe.