Les éditions Smolny participent à la récupération démocratique de Rosa Luxemburg

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Le “collectif” des éditions Smolny vient de jouer un mauvais tour à la mémoire de Rosa Luxemburg et donc à l’ensemble de la classe ouvrière. En publiant en octobre son tome IV des Œuvres complètes de Rosa Luxemburg   (1 cette association a en effet apporté sa petite contribution à la campagne internationale et historique faisant de Rosa Luxemburg une inoffensive démocrate, une pacifiste et une anti-bolchevique farouche.

Les textes de Rosa Luxemburg rassemblés dans ce tome IV sont évidemment enthousiasmants ; le contraste en est d’autant plus saisissant avec l’introduction sans vie ni souffle réalisée sous la responsabilité de Smolny.

Une introduction en forme de morne plaine…

Formellement, l’internationalisme de Rosa Luxemburg, ses très hautes valeurs morales, tout semble bien y être présents. Et pourtant, l’ensemble demeure très éloigné de l’œuvre de Rosa Luxemburg, de sa fidélité indéfectible aux principes et au combat révolutionnaire pour le renversement du capitalisme. Cette introduction est en quelque sorte l’antithèse de la préface de cette même Brochure de Junius, réalisée il y a près d’un siècle par l’amie et camarade de Rosa Luxemburg, Clara Zetkin : “Dans les brumes sanglantes du chaos de la guerre mondiale, son intelligence historique clairvoyante montrait aux hésitants les lignes ineffaçables de l’évolution vers le socialisme ; son énergie impétueuse et jamais défaillante aiguillonnait ceux qui étaient las et abattus, son audace intrépide et son dévouement faisaient rougir les timorés et les apeurés”  (). Cette différence n’est pas liée à la qualité de la plume, plus ou moins acérée, des rédacteurs ; elle est avant tout politique. Cette préface de Smolny est tiède, lisse comme un galet, œcuménique car elle ne veut froisser personne. Ceux qui voient en Rosa Luxemburg une ardente combattante aux côtés de Lénine ne seront pas choqués, ni ceux qui voient en ces deux figures historiques du mouvement ouvrier deux ennemis irréconciliables. Ceux qui reconnaissent en Rosa Luxemburg une militante révolutionnaire ne seront là en rien contredits, pas plus que ceux qui imaginent Rosa en une aimable adepte de la démocratie “en général”. Bref, la carpe et le lapin s’y trouvent parfaitement mariés, sans même s’en apercevoir.

Cet aspect lisse, passe-partout, sans aspérité pour ménager la chèvre et le chou, n’est pas le fruit du hasard mais d’une volonté consciente. Pour réaliser cette introduction, Eric Sevault (ES), membre fondateur du “collectif” Smolny, a collaboré avec Julien Chuzeville (JC), membre de “Critique Sociale”, un petit cénacle farouchement “anti-léniniste” et “anti-bolchévik”. En clair, le “collectif” Smolny s’est fait épauler pour préfacer ce tome IV, par un social-démocrate de gauche. Cet “historien” fait en effet partie d’une mouvance qui se prétend “luxemburgiste” pour mieux dénaturer l’activité militante révolutionnaire de Rosa Luxemburg.

Eric Sevault (ES) prétend, lui, défendre l’ensemble des courants de gauche, de Rosa Luxemburg à Lénine, en passant par Trotski, Pannekoek ou Marc Chirik. JC et ES ayant co-signé cette introduction, il ne pouvait donc en sortir qu’un texte “consensuel”, insipide, et ayant la consistance de la guimauve. Un texte qui “oublie” étrangement de parler de la révolution allemande de 1918-19 et de l’activité militante de Rosa Luxemburg au sein de celle-ci. Qui “oublie” étrangement de dire que Rosa Luxemburg, à cause de son engagement révolutionnaire, fut assassinée sur ordre de ses anciens “camarades” du SPD alors au gouvernement (Ebert, Scheidemann et le “chien sanglant” Noske) juste après qu’elle ait participé à la fondation du Parti communiste d’Allemagne (KPD) dont elle avait écrit le programme (“Que veut la Ligue spartakiste   ?”). Un texte truffé de formules ampoulées et ambiguës qui font la part belle à l’idéologie démocratique et pacifiste au détriment de la vision et du souffle révolutionnaires qui se dégagent du livre de Rosa Luxemburg, La crise de la social-démocratie.

Après avoir affirmé que “Le socialisme international était, dans ces années-là, le “parti de la paix” par excellence. La II Internationale était d’ailleurs pressentie pour le Nobel de la paix dès 1913 et elle aurait été une très bonne candidate pour 1914”, l’introduction de ES et JC déplore, en conclusion, “l’absence, aujourd’hui encore, d’une organisation porteuse de paix (…) : l’Internationale que Rosa Luxemburg appelait de ses vœux et qui reste à bâtir” (souligné par nous). Il s’agit là d’un petit tour de passe-passe visant à la falsification honteuse du combat de Rosa Luxemburg : un combat de classe pour la révolution, pour le renversement du système capitaliste par la dictature mondiale du prolétariat et non pas pour la “paix” (et la “démocratie”) !

Cette volonté d’arrondir les angles, de fuir les sujets qui fâchent (qui “divisent”), est une véritable catastrophe, car dans la compromission (et la tactique du “front unique” sans clarification des divergences), c’est toujours la bourgeoisie et son idéologie qui triomphent. En collaborant avec un historien de “Critique sociale”, le “collectif” Smolny s’est fait ni plus ni moins le porte-voix d’un courant social-démocrate de gauche et donc bourgeois (même si les membres de ce courant n’en n’ont pas forcément conscience).

Ainsi JC, dans un article sur René Lefeuvre, publié sur le site de “Critique sociale” (nous y reviendrons), écrit : “René Lefeuvre a été pendant soixante ans un militant fidèle au courant socialiste révolutionnaire, s’inspirant en particulier de la marxiste Rosa Luxemburg, s’attachant à la défense de la démocratie comme base indispensable du mouvement ouvrier” (souligné par nous). Voilà ce qu’aime par-dessus tout JC chez René Lefeuvre : sa défense du système politique le plus sophistiqué, hypocrite et pernicieux de la dictature du capital : la démocratie bourgeoise. René Lefeuvre, tant apprécié par JC, lui-même tant apprécié par Smolny, a passé sa vie à s’appuyer de façon totalement frauduleuse sur les écrits de Rosa Luxemburg pour calomnier les bolcheviks et la Révolution russe, pour rejeter la dictature du prolétariat (dont les soviets ont été “la forme enfin trouvée”, selon l’expression de Lénine) et la nécessaire insurrection, et pour soutenir in fine la démocratie… bourgeoise. Sous sa plume, ce n’est ainsi plus la social-démocratie qui assassine Rosa Luxemburg le 15 janvier 1919 mais les “précurseurs nazis” : “les précurseurs des nazis l’assassinèrent en janvier 1919”. Ces “précurseurs des nazis”, c’étaient les corps francs aux ordres du ministre Noske, ce chien sanglant, socialiste et démocrate !

Mais les accointances de Smolny avec René Lefeuvre ne sont pas seulement celles passant via JC, elles sont aussi plus directes puisque Smolny affirme vouloir s’inscrire dans la “lignée”  () des cahiers Spartacus (maison d’édition fondée par… René Lefeuvre   !). Et puisque Smolny aime bien publier les écrits de Marc Chirik  (), nous allons laisser Marc lui répondre : “Ce qui fait l’unité, le ciment de l’équipe de “Spartacus”, c’est l’antibolchevisme tripal qu’il confond volontairement et sournoisement avec le stalinisme. (…) Au nom de l’antibolchevisme, les socialistes de gauche ont toujours été la queue misérable de la social-démocratie, des Scheidemann-Noske, des Turati et des Blum().

… et un lancement publicitaire par une agence social-démocrate !

Pour lancer son tome IV, Smolny a demandé à ses collaborateurs de “Critique sociale” d’organiser une Réunion publique à Paris le 15 octobre sous le titre “Rosa Luxemburg contre la guerre”. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin en effet ? Quitte à coucher avec des réformistes, autant y aller à fond !

Qui est “Critique sociale” ? Le nom de ce petit cénacle fervent défenseur de la “démocratie” en général (et du pouvoir du “peuple”), fait référence à la revue La Critique sociale fondée en 1931 par Boris Souvarine, aussi membre du Cercle communiste démocratique  (). Le site Internet de “Critique sociale” contient ainsi plusieurs articles de Boris Souvarine, non pour saluer sa période première où il s’opposa à la dégénérescence de la Révolution russe en tant que membre des courants de gauche mais lorsqu’il passa avec armes et bagages dans le camp bourgeois, de “l’autre côté de la barrière” pour reprendre les mots de Trotski.

Ce cénacle social-démocrate de gauche, est lui aussi dans la digne “lignée” de l’antibolchevisme de René Lefeuvre et de son art de la falsification des écrits de Rosa Luxemburg. Ainsi, dans un article intitulé “Le léninisme et la Révolution russe”, publié sur le site de “Critique sociale”, on peut y lire : “Le mythe répété religieusement est clair: en octobre 1917, les bolcheviks auraient fait une “révolution”. Encore plus fort, cette “révolution” d’octobre aurait été une “révolution socialiste”, voire une “révolution marxiste”! (…) Ce qui a eu lieu en octobre 1917 en Russie, c’est une prise du pouvoir par un parti, le parti bolchevik. (…) Aucun rapport, donc, avec une révolution populaire. D’où vient alors la confusion? D’abord la Russie était en révolution depuis février 1917, cette révolution ayant renversé le tsarisme, mais n’arrivant pas à se trouver un nouveau régime, bien que l’aspiration populaire soit clairement pour une véritable démocratie. Après octobre, le pouvoir est exercé par un “Conseil des commissaires” dirigé par Lénine (qui n’a jamais été membre d’un soviet)  () et en pratique encore plus par la petite direction bolchevique (…) Rosa Luxemburg constate en septembre 1918 que le pouvoir bolchevik a fait “preuve du mépris le plus glacial à l’égard de l’Assemblée constituante, du suffrage universel, de la liberté de la presse et de réunion, bref de tout l’appareil des libertés démocratiques fondamentales des masses populaires”. Cette politique des bolcheviks constitue l’inverse de ce qui est indispensable selon le marxisme, ce que rappelle Luxemburg quand elle en appelle à “la vie politique active, libre, énergique, de larges masses populaires”, à “la démocratie la plus large et la plus illimitée”, à “une vie intensément active des masses dans une liberté politique illimitée”. (…) Selon Luxemburg le pouvoir léniniste est “un gouvernement de coterie – une dictature, il est vrai, non celle du prolétariat, mais celle d’une poignée de politiciens, c’est-à-dire une dictature au sens bourgeois, au sens de la domination jacobine”. (…) février aurait pu déboucher sur un autre résultat, plus conforme aux aspirations des masses”.

Pour résumer, “Critique sociale” exècre Lénine, le Parti bolchevik, la Révolution d’octobre, la dictature du prolétariat et fondamentalement la notion même de Parti. Il soutient la Révolution de février 1917 qui était, elle, selon “Critique sociale”, réellement démocratique. Autrement dit, “Vive le gouvernement démocratique bourgeois de Kerenski !”. Les sociaux-démocrates de “Critique sociale” prétendent se tenir là aux côtés de Rosa Luxemburg en faisant de la revendication de la démocratie l’alpha et l’oméga de “l’émancipation des travailleurs” ! “Critique sociale” cite en long, en large et surtout de travers de multiples petits bouts de phrases de Rosa Luxemburg extraites de leur contexte pour lui faire dire ce qu’elle n’a jamais pensé. Il s’agit d’une véritable entreprise de falsification. Si Rosa adresse des critiques aux bolcheviks (dont certaines sont partagées par le CCI  ()), elle s’adresse sans aucun doute possible à des camarades pour qui elle a le plus grand respect, et même de l’admiration. Laissons Rosa Luxemburg répondre à “Critique sociale” : “La démocratie socialiste (…) n’est pas autre chose que la dictature du prolétariat. Parfaitement: dictature ! (…) Mais cette dictature doit être l’œuvre de la classe et non d’une petite minorité dirigeante, au nom de la classe (…). C’est certainement ainsi que procéderaient les bolcheviks, s’ils ne subissaient pas l’effroyable pression de la guerre mondiale, de l’occupation allemande, de toutes les difficultés énormes qui s’y rattachent, qui doivent nécessairement défigurer toute politique socialiste animée des meilleures intentions et s’inspirant des plus beaux principes. (…) Ce serait exiger de Lénine et de ses amis une chose surhumaine que de leur demander encore, dans des conditions pareilles, de créer, par une sorte de magie, la plus belle des démocraties, la dictature du prolétariat la plus exemplaire et une économie socialiste florissante. Par leur attitude résolument révolutionnaire, leur énergie sans exemple et leur fidélité inébranlable au socialisme international, ils ont vraiment fait tout ce qu’il était possible de faire dans des conditions si terriblement difficiles.” Oui, il y a dans son texte La Révolution russe des critiques profondes à la politique menée par les bolcheviks, mais il s’agit de polémiques menées à l’intérieur d’un même camp révolutionnaire.

​Aux faussaires sociaux-démocrates de “Critique sociale” et autres “anti-bolcheviks”, nous retournons donc ces mots de Rosa Luxemburg elle-même : “Les bolcheviks ont certainement commis plus d’une faute dans leur politique et en commettent sans doute encore –qu’on nous cite une révolution où aucune faute n’ait été commise! L’idée d’une politique révolutionnaire sans faille, et surtout dans cette situation sans précédent, est si absurde qu’elle est tout juste digne d’un maître d’école allemand”  ().

En réalité, nos “maîtres d’école” qui font de la “critique sociale” ne comprennent absolument rien à la vision prolétarienne et au combat internationaliste de Rosa Luxemburg qu’ils se plaisent tant à encenser pour mieux déformer l’histoire réelle du mouvement ouvrier. Rosa Luxemburg conçoit les bolcheviks et le prolétariat de Russie, les spartakistes et le prolétariat d’Allemagne, comme autant de maillons de la chaîne de la révolution mondiale:la situation fatale dans laquelle se trouvent aujourd’hui les bolcheviks ainsi que la plupart de leurs fautes sont elles-mêmes la conséquence du caractère fondamentale­ment insoluble du problème auquel les a confrontés le prolétariat international et surtout le prolétariat allemand. Établir une dictature prolétarienne et accomplir un bouleversement socialiste dans un seul pays, encerclé par l’hégémonie sclérosée de la réaction impérialiste et assailli par une guerre mondiale, la plus sanglante de l’histoire humaine, c’est la quadrature du cercle. (…) Il n’y a qu’une seule issue au drame qui s’est noué en Russie: l’insurrection tombant sur l’arrière de l’impérialisme allemand, le soulèvement des masses allemandes qui donnerait le signal d’un achèvement révolutionnaire international du génocide. Le sauvetage de l’honneur de la révolution russe coïncide, en cette heure fatale, avec le salut de l’honneur du prolétariat allemand et du socialisme international”  ().

Laisser à un groupe social-démocrate, le lancement d’un livre de Rosa Luxemburg, comme l’a fait le “collectif” Smolny, c’est participer au travail de sape idéologique de l’Etat démocratique bourgeois. C’est pourquoi, lors de la réunion publique du 15 octobre à Paris, le CCI était présent et est intervenu pour dénoncer l’opposition frauduleuse de Rosa Luxemburg et de Lénine, des spartakistes et des bolcheviks, des marxistes “démocrates” et des marxistes “dictatoriaux”. Nous avons dénoncé cette méthode de falsification de l’histoire comme participant, fondamentalement, à la même campagne nauséabonde du Livre noir du communisme. A cette méthode, nous avons opposée celle du CCI : essayé de tirer les leçons du meilleur du mouvement ouvrier, sans dogmatisme ; comprendre les forces et les faiblesses des différents courants constitutifs du mouvement révolutionnaire en les resituant dans le contexte historique de l’époque.

Eric Sevault, qui en tant que représentant du “collectif” Smolny, était présent à la table du présidium de cette réunion, a, lui, fait des contorsions tout au long du débat. Démontrant aussi son grand talent de caméléon, il fit en permanence, dans le débat public, le grand écart en se déclarant en accord avec le CCI et en accord avec “Critique sociale” qui n’est pas d’accord avec les “léninistes” du CCI. Comprenne qui pourra ! Mais après la réunion, il est venu nous trouver pour critiquer, dans les coulisses, notre “sabotage” de la réunion de présentation du livre et notre “faux procès” à ses collaborateurs de “Critique sociale”. Nous comprenons parfaitement sa gêne.

Notre but, dans ce débat, est la clarification politique, la défense du mouvement ouvrier et des combats de la gauche marxiste révolutionnaire internationale et internationaliste (à laquelle appartenaient Rosa Luxemburg et Lénine), la dénonciation des mystifications idéologiques bourgeoises, qui sont le terreau le plus fertile pour les campagnes de dénigrement de la Révolution russe d’octobre 1917 (avec, en toile de fond, évidemment, une resucée de la propagande démocratique bourgeoise de 1917 qui présentait les bolcheviks avec un couteau entre les dents !).

Le but d’Eric Sevault est de faire tourner sa maison d’éditions Smolny, d’être reconnu le plus largement possible pour son travail d’éditeur. D’un côté, la méthode et les principes intransigeants et désintéressés de la Gauche communiste ; de l’autre, les compromissions de toutes sortes, les alliances d’intérêts et le double jeu, propres à la démarche de petit boutiquier qui surfe sur le créneau de la “publication intégrale inédite” des œuvres de Rosa Luxemburg (comme sur celui des textes de la Gauche communiste) pour assurer la publicité et la prospérité de son fonds de commerce !

CCI, 7 novembre 2014

1) Ce tome IV est composé essentiellement de la Brochure de Junius, texte déjà publié maintes fois en Français et disponible gratuitement sur le site web www.marxists.org.

() Rosa Luxemburg, La crise de la social-démocratie, édition La taupe, 1970, page 37.

() Marc Chirik, ex-militant de la Gauche communiste, était le principal membre fondateur du CCI (voir la Revue Internationale nos  61 et 62).

() “IIe Conférence internationale des groupes de la Gauche communiste” (Revue internationale no  16, 1er trimestre 1979) disponible sur notre site à cette adresse :

http ://fr.internationalism.org/book/export/html/1380

() Un article de “Critique sociale” fait ainsi la promotion de la mystification de l’idéologie de “l’antifascisme” et de la collaboration de classe du CCD : “Sous le nom de Fédéra­tion com­mu­niste démoc­ra­tique, le Cer­cle par­ticipe au “Front com­mun pour la défense des lib­ertés publiques” créé à l’initiative de Marceau Pivert, dirigeant de l’aile gauche de la SFIO. Ce “Cen­tre de liai­son antifas­ciste”, à la dif­férence du “Front po­p­u­laire” qui sera formé plus tard, ne com­porte ni le PC ni le Parti rad­i­cal, mais unit la SFIO, les groupes d’extrême-gauche et diverses autres organ­i­sa­tions de gauche.”

() Ici la mauvaise foi (et l’ignorance) est à son comble : le bolchevik Trotski, compagnon de Lénine, était le président du Soviet de Petrograd !

() Lire particulièrement ces deux articles :

1) “1903-1904 : la naissance du bolche­visme (III). La polémique entre Lénine et Rosa Luxemburg” (Revue Internationale no 118, troisième trimestre 2004) disponible sur notre site à cette adresse : fr.internationalism.org/.../1903-1904-naissance-du-bolchevisme-iii-polemique-entre-lenine-et-rosa

2) “Comprendre la défaite de la Révolution russe (1re partie)” (Revue Internationale no 99, quatrième trimestre 1999) disponible sur notre site à cette adresse : http://fr.internationalism.org/french/rint/99_communisme-ideal

() La tragédie russe, septembre 1918.

() Idem.