Réunion publique du CCI au Pérou sur la crise : un débat prolétarien passionnant et passionné

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Afficher une version adaptée à l'édition sur imprimanteEnvoyer cet article par mailLors de cette deuxième réunion publique1, qui s'est déroulée le 24 octobre 2008, beaucoup de monde était présent (la salle était pleine à craquer). Mais bien plus important que cet aspect quantitatif, c'est l'aspect qualitatif du débat qui est à retenir : il y avait des camarades des différentes générations de la classe ouvrière (dont beaucoup de jeunes) ; il y avait des travailleurs, des étudiants, des femmes, des employés ; la discussion a été très vivante, avec de nombreuses interventions qui se répondaient les unes aux autres, chacun pouvant exprimer librement ses opinions. L'écoute a été attentive et respectueuse, les arguments se sont succédé sans jamais tomber dans l'insulte et le dénigrement. L'intérêt de l'assistance était tel que le débat a été prolongé d'une heure. Vers la fin de la réunion, les participants ont orienté le débat sur la question de comment lutter et comment contribuer au développement de la conscience et de la lutte ouvrière, ce qui a amené à se poser la question de la nécessité de continuer ces réunions, comme nous le verrons plus loin.

Ce fut une démonstration vivante de ce qu'est la culture du débat, de ce qu'est un débat prolétarien.

La crise actuelle conduit à une des pires récessions de l'histoire

Après une brève présentation2, la discussion s'est centrée sur la nature de la crise actuelle, ses causes et ses perspectives3. Un des participants a clairement affirmé : « La Grande-Bretagne est entrée en récession, les Pays-Bas ont des sérieux problèmes, le monde entier va subir la récession. »4

Les interventions ont insisté sur le caractère mondial de la crise. Des éléments et des données ont été apportés sur la situation au Pérou, mais l'axe central des interventions a été la situation mondiale et ses conséquences. Tout cela est l'expression même de la vision internationaliste et prolétarienne qui a été celle de la majorité des participants.

La discussion a insisté sur les fait suivants : la crise actuelle est pire que celle de 1929 et le pire de cette crise est encore devant nous.

Une intervention a mis en avant les conséquences de la crise pour l'économie péruvienne, mais la plupart de ces interventions ont porté sur la question de ses conséquences pour la classe ouvrière. En effet, face à la crise, la préoccupation des travailleurs ne doit pas être : « Que va devenir l'économie nationale ? », mais « Comment la crise affecte-t-elle tous les travailleurs et tous les exploités du monde entier ?" et « Comment pouvons-nous y répondre en tant que classe mondiale ? »

Une des personnes présentes affirma que la crise était la conséquence de la toute-puissance de l'impérialisme yankee, des erreurs de Greenspan qui auraient causé le désastre actuel. Mais la majorité des interventions y ont répondu en disant qu'il ne faut pas chercher les causes de la crise dans la politique économique d'un État et encore moins dans les maladresses de tel ou tel personnage, « Le fond de la question n'est pas de savoir si la faute incombe à quelques banquiers pourris, mais le fait que nous nous trouvions face à la pire des crises du capitalisme en tant que système. Le capitalisme, à cause de ses contradictions, finit par éclater dans la crise et ce sont les travailleurs qui en payent le prix le plus élevé », répondit l'un des présents, un autre ajoutant : « le capitalisme a une limite historique, il arrive un moment où cette limite devient patente. La surproduction et l'endettement ont atteint leurs limites ».

Les moyens de lutte de la classe ouvrière

Comme on pouvait s'y attendre, une bonne partie de la discussion a porté sur la question : quels sont les moyens de lutte dont dispose la classe ouvrière pour s'opposer à cette situation insupportable ?

Une polémique respectueuse entre deux personnes présentes, d'un coté, et de l'autre une majorité des présents, surtout des jeunes, s'est alors ouverte. Alors que les deux premiers étaient favorables à des alternatives nationalistes, d'une intervention de l'Etat pour sauver l'économie nationale, les autres ont mis l'accent sur la lutte autonome des travailleurs dans la perspective de la révolution mondiale.

Alors que les premiers disaient : « Il faut faire pression pour que la demande augmente et sortir ainsi de la crise ; lutter pour que les entreprises augmentent leur productivité et le développement technologique, demander que les crédits à la consommation augmentent », les autres répondaient : « Il ne faut pas demander aux capitalistes de faire quelque chose en faveur des travailleurs, il faut lutter pour les besoins des travailleurs de manière autonome sans faire confiance à ce que peuvent faire l'Etat et les capitalistes ».

Tandis que les premiers insistaient sur la nécessité de trouver une issue pour l'économie péruvienne, d'autres interventions considéraient que cela était un piège, une utopie réactionnaire. Aucun pays ne peut sortir tout seul de la crise. Il n'existe pas de solutions nationales à la crise. Il n'y a qu'une issue mondiale à cette crise et celle-ci ne peut être trouvée que par la lutte révolutionnaire des travailleurs.

Un des éléments présents a, cependant, exprimé sa confiance dans la capacité du capitalisme à trouver une solution mondiale à la crise : « Le 15 novembre vont se réunir des leaders du monde entier pour établir une coopération internationale qui permettra de sortir de la crise. » Est-ce qu'un nouveau Bretton Woods5 est possible, comme l'a affirmé cet intervenant ? Est-il possible, ainsi que l'a demandé un autre intervenant, d'assister à une « refondation du capitalisme sur des bases progressistes et favorables aux travailleurs ? ». Plusieurs interventions ont répondu par la négative à ces questionnements : le capitalisme ne porte pas en lui la moindre dynamique de progrès, bien au contraire, sa dynamique va dans l'autre sens, il ne peut apporter que toujours davantage de barbarie et de destruction ; aux sommets des dirigeants du monde, on prendra des mesures pour sauver les banques, les entreprises et les Etats en faillite aux dépens des travailleurs et de la grande majorité de la population mondiale6.

Deux autres intervenants ont insisté dans leur revendication pour que l'État intervienne davantage, pour que celui-ci ne se consacre pas à sauver des banques mais à prendre des mesures pour l'augmentation de la demande et des crédits pour les ménages. En réponse à cela, un débat sur le rôle de l'Etat s'est engagé. Un des présents a dit : « L'État, c'est les gens qui détiennent la richesse et il va prendre des mesures pour protéger cette classe en faisant toujours plus de coupes dans les subventions et les pensions », un autre affirma : « On nous dit de faire confiance à l'État, mais celui-ci n'est pas là pour nous défendre mais pour défendre les capitalistes. Luttons par nous-mêmes pour faire tomber cet État. Il ne faut pas sauver l'État ni demander à l'État de nous sauver. »

À l'appel d'un élément à la mobilisation « pour sauver la patrie péruvienne menacée par l'invasion des produits chiliens », un autre lui a répondu que l'enjeu « n'est pas de sauver la patrie mais de sauver l'humanité ».

L'autogestion est-elle une solution ?

Un des présents a mis en avant qu'« une bonne réponse à la crise, c'est la prise en mains des entreprises pour que les travailleurs les fassent fonctionner, montrant ainsi que le capitaliste ne sert à rien. En Argentine, il y a 185 entreprises autogérées coordonnées en un réseau solidaire ».

La réponse venue d'autres participants, surtout des jeunes, fut très claire : « L'exploitation est mondiale, prendre le contrôle d'une usine pour la gérer, c'est se soumettre à l'exploitation. Rappelons-nous de ce qui est arrivé en Russie, qui est restée isolée et fut happée par le marché mondial, comment une entreprise seule pourrait-elle sortir du marché mondial ? » Un autre participant a dit : « autogestion veut dire auto-exploitation des travailleurs », « les travailleurs ne peuvent pas gérer leur propre exploitation ».

D'une manière simple et claire, les intervenants ont montré que l'autogestion est une mesure pour sauver les entreprises capitalistes mais non pas pour sauver les travailleurs. Les travailleurs tirent les marrons du feu pour le compte du capital et celui-ci récupère l'entreprise pour l'intérêt de l'économie nationale. Ce que la crise actuelle démontre, ce n'est pas que les capitalistes ne serviraient à rien, mais c'est que non seulement on ne peut pas utiliser le système capitaliste au profit des travailleurs, mais que ce dernier représente un danger pour l'humanité et qu'il ne s'agit pas d'autogérer l'exploitation mais de lutter contre elle dans la perspective de l'abolir à échelle mondiale7.

Poursuivre les réunions

Un des présents a dit : « Il est nécessaire de lutter contre le capitalisme, il est nécessaire de lutter en tant que classe ouvrière, mais j'ai beaucoup de doutes, j'ai dans ma tête tellement de questions que parfois j'ai l'impression qu'elle va exploser. »

Cette intervention si spontanée et sincère a donné lieu à une discussion. La lutte ouvrière est loin d'être facile, elle doit surmonter de nombreux obstacles, elle doit faire face à des problèmes gigantesques, elle se pose une foule de questions pour lesquelles il n'existe pas de manuel pour y répondre. Il n'y a qu'à travers les expériences vivantes des luttes, mais, surtout, grâce aux débats les plus larges possibles où l'on discute avec sincérité, dans un effort de réflexion, avec confiance et solidarité, qu'on pourra commencer à répondre aux problèmes énormes que confronte aujourd'hui l'humanité.

Deux des présents proposèrent de poursuivre les réunions, que l'on fixe une date pour une prochaine rencontre où l'on puisse continuer une discussion méthodique et systématique orientée vers la compréhension des expériences de lutte de la classe ouvrière, et à partir de celles-ci, considérer quels sont les meilleurs moyens de lutte de la classe ouvrière.

Cette décision, qui a eu le soutien du responsable du local mis à disposition pour une nouvelle rencontre, est vraiment un grand pas. Il arrive souvent qu'une réunion aboutisse aux meilleures conclusions, les gens en sortent contents, mais qu'est qu'on fait par la suite ? Eh bien, chacun repart de son coté, tombe dans l'atomisation du quotidien, perd peu à peu de vue la chaleur du débat collectif et la vitalité de la discussion qui l'avaient animé. C'est pour cela qu'il faut se donner les moyens de se réunir régulièrement, de sentir le climat chaleureux de la rencontre et de la discussion collective. Il est nécessaire de continuer les éclaircissements, de se donner des perspectives pour contribuer à la lutte et à la conscience de la classe ouvrière.

Les camarades du Pérou qui ont mis en œuvre cette initiative ne sont pas seuls. Dans d'autres pays, des initiatives similaires se concrétisent. Il y a un milieu internationaliste qui, progressivement, est en train de se former en s'orientant vers une discussion et une collaboration internationales pour continuer à forger la meilleure arme que le prolétariat puisse posséder : son unité et sa conscience à l'échelle mondiale.

D'ici, nous vous envoyons, camarades, notre soutien le plus enthousiaste.

Courant Communiste International (30-10-2008)


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ANNEXE:

PRESENTATION SUR LA CRISE ACTUELLE

Chers participants :

Nous vous remercions de votre présence8. Il ne s'agit pas ici pour nous de faire un meeting ni une conférence. Ce que nous cherchons c'est d'animer un débat où nous puissions tous participer.

Nous allons donc faire une présentation brève.

Nous tous ici présents sommes plus ou moins au courant des convulsions qui secouent actuellement l'économie mondiale. Personne ne cache aujourd'hui que cette crise est très grave, même plus grave, nous dit-on, que celle de 1929.

La crise ne se limite pas à la finance ; c'est bien une crise qui touche surtout l'industrie et le commerce. Ses conséquences sont très cruelles pour l'immense majorité des travailleurs et de toute l'humanité opprimée et exploitée : poussée du chômage, salaires qui tombent en vrille, des cadences de travail de plus en plus fortes sur les lieux de production, des accidents de travail qui se multiplient, des problèmes de logement en augmentation, et aussi, et de plus en plus, le spectre de la famine qui menace de plus en plus de gens.

Ces problèmes touchent tous les travailleurs du monde. Il est très difficile de trouver un pays qui puisse se sauver des dévastations actuelles. Ouvriers des métropoles industrielles, comme ouvriers des pays les plus pauvres, nous sommes tous frappés par la crise.

Mais, pourquoi il y a des crises ?

Nous ne pouvons nous étendre ici. Nous allons seulement rappeler quelques idées de base. Le capitalisme est le premier système social dans lequel la faim, la misère et le manque ne sont pas le produit de la sous-production ou de la pénurie en général, mais à cause de la surproduction, autrement dit de « l'excès » général des marchandises produites que le capitalisme ne parvient plus à vendre.

Dans les régimes féodaux, les famines étaient la conséquence des mauvaises récoltes, de la rareté dramatique de nourriture,, etc. Sous la domination du capitalisme, les famines sont le résultat de la surproduction, de la surabondance générale de nourriture et de marchandises.

Pour quoi une telle chose ?

Répondre à une telle question nous amène à analyser les contradictions qui conduisent le capitalisme à la crise et à la ruine.

Il existe différentes contradictions, mais nous voudrions simplement en souligner deux.

La première c'est que le capitalisme ne produit pas pour satisfaire les besoins humains mais pour en tirer de la plus-value, du profit. Ceci amène au fait que le capitalisme tend à produire au-delà des limites que le marché peut absorber. La capacité de consommation de la société se trouvé limitée par le système de travail salarié qui impose que ce qu'on paye à l'ouvrier ne doit pas aller beaucoup plus loin que ce dont il a besoin pour la reproduction de sa force de travail. Cette situation conduit le capitalisme à la surproduction.

La deuxième contradiction se trouve dans le fait que la production a tendance à prendre un caractère social et mondial, mais son organisation et son appropriation a un caractère privé et national. Ceci entraîne la concurrence féroce entre capitalistes particuliers et surtout entre capitaux nationaux qui se bagarrent à mort pour le partage des marchés existants.

Cette analyse peut nous servir pour répondre aux idées avec lesquelles nous abreuvent les médias, propagées par les gouvernants, les dirigeants syndicaux, les experts économiques, etc.

Ils nous disent qu'il ne faut pas s'en faire, que les crises sont cycliques. C'est-à-dire qu'il y aura toujours des moments de prospérité et des moments de crise. Par conséquent, « on se tirera encore de celle-ci » comme on a pu se sortir des précédentes.

Nous pensons que ce n'est pas du tout la réalité. Pendant le 19ème siècle et le début du 20ème il y a avait effectivement des crises cycliques, mais, aujourd'hui, nous ne sommes pas dans la même époque historique. À cette époque-là, le capitalisme pouvait s'étendre, conquérir de nouveaux marchés et chaque crise se résolvait par un élargissement du champ de la production, par l'avancée vers la formation du marché mondial.

Par contre, depuis le début du 20ème siècle, avec la formation du marché mondial, le capitalisme tend à la saturation, les marchés ne sont pas suffisants pour garantir la réalisation de la plus-value de toute la multitude des concurrents. Le résultat en est une tendance, d'un coté, à la crise pratiquement chronique et, d'un autre coté, à la concurrence impitoyable et de plus en plus destructrice entre les capitalistes du monde entier.

La crise actuelle est inscrite dans ce processus historique et son seul débouché ce sera l'appauvrissement bien plus grave, des convulsions de plus en plus grandes, une misère bien plus forte et étendue.

Encore une autre chose qu'on nous raconte, c'est que la crise actuelle est la crise du néo-libéralisme, mais qu'elle ne serait pas celle du capitalisme en tant que tel.

Les politiques libérales de « laisser faire le marché », « d'éliminer les régulations », « d'inhibition de l'État » auraient conduit au désastre actuel. La solution serait l'intervention de l'État dans l'économie, on trouverait alors une issue à la crise, une issue qui serait « socialiste » puisqu'elle serait trouvée au « bénéfice » de la grande majorité exploitée et appauvrie.

Voilà le sermon du « socialisme du 21ème siècle » de Chávez, de Correa, et d'autres dirigeants de gauche en Amérique latine.

Nous pensons, en premier lieu, que la dichotomie « libéralisme ou étatisme » est fausse. En réalité, le capitalisme fonctionne selon une tendance générale orientée vers le capitalisme d'Etat, qui est opérationnelle dans tous les pays et qui a fondamentalement deux formes :

-  l'intervention indirecte de l'État, ce qu'on appelle le « néolibéralisme » ;

-  l'intervention directe et ouverte de l'État qu'on appelle faussement « socialisme »

L'État est intervenu dans les économies capitalistes depuis de nombreuses années. Ce à quoi on assiste aujourd'hui, c'est aussi à l'échec de toutes les politiques étatiques. C'est l'échec des politiques néolibérales, mais c'est parce que préalablement, ce fut également l'échec des politiques keynésiennes et « socialistes ».

Aucune politique capitaliste ne nous sortira de l'impasse. Toute politique économique ne peut que s'appuyer sur encore plus de chômage, encore plus de misère, encore plus de famine.

L'alternative n'est pas : néolibéralisme ou interventionnisme étatique « socialiste », mais poursuite du capitalisme avec son corollaire d'enfoncement dans la barbarie ou lutte massive du prolétariat international pour la révolution mondiale, pour la construction d'une nouvelle société basée sur la communauté humaine mondiale.

Nous vous remercions de votre écoute attentive et nous vous encourageons à poser toutes les questions que vous considérez nécessaires. Il serait aussi très bien que des réponses soient faites ailleurs que de la tribune, par d'autres personnes présentes dans la salle.

 


1 Une première réunion avait eu lieu en octobre 2007. Voir, en espagnol, Reunión Pública en Perú : hacia la construcción de un medio de debate y clarificación.

2 Voir annexe ci-dessous.

3 Dans ce qui suit ce n'est pas notre position (CCI) que nous transcrivons, mais celle qui a été exprimée par les participants. Pour connaître notre position sur la crise actuelle, nous invitons le lecteur à lire les documents suivants : « Le capitalisme est un système en faillite, mais un autre monde est possible : le communisme », (RI novembre 2008) ; « Crise du néolibéralisme ou crise du capitalisme ? » ; « Va-t-on revivre un krach comme en 1929 ? »(RI Octobre 2008)

4 Nous reprenons ici les notes manuscrites prises lors du débat. Nous pensons rester fidèles à ce qui a été dit. Si l'un des présents considère que son intervention n'a pas été correctement retranscrite, nous l'invitons à nous écrire pour corriger ce qui doit l'être.

5 Les Accords de Bretton Woods sont les résolutions de la Conférence monétaire et financière des Nations Unies, qui s'est tenue dans le complexe hôtelier de Bretton Woods, (dans le New Hampshire, aux Etats-Unis), entre le 1er et le 22 juillet 1944, où se sont établies les règles des relations commerciales et financières entre les pays le plus industrialisés du monde. On y a décidé aussi la création de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International et l'utilisation du dollar en tant que monnaie d'échange de référence internationale. Ces organismes sont devenus opérationnels en 1946 (source Wikipedia).

6 L'Islande est un pays en faillite et le FMI est allé lui apporter son aide mais en exigeant des mesures d'austérité draconiennes qui affectent les 300.000 habitants de l'île. La Hongrie se trouve aussi en difficulté. Elle va recevoir un crédit de 20 milliards de € du FMI, mais, en échange, celui-ci exige la mise en place de mesures qui vont se concrétiser en licenciements, nouvelles coupes dans les budgets sociaux, élimination de subventions, augmentation des taxes, etc.

7 Les lecteurs intéressés par notre position sur l'autogestion peuvent consulter notre débat (en espagnol) avec le groupe argentin Nuevo Proyecto Histórico.

8 Nous tenons à remercier l'aide fournie par le responsable de la salle qui, par ailleurs, a participé activement à la discussion.