Réponse au BIPR: Le vol et la calomnie ne sont pas des méthodes de la classe ouvrière !

Soumis par RevueInternationale le 20 mars, 2005 - 16:22.
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Dans sa "Réponse aux accusations stupides d'une organisation en voie de désintégration", publiée sur son site Internet, le BIPR [1] vient de franchir un pas supplémentaire dans la grave dérive opportuniste que nous avions mise en évidence dans notre article "Le BIPR pris en otage par des voyous !" : il justifie maintenant les moeurs anti-prolétariennes d'un groupe parasitaire auto-proclamé "Fraction Interne du CCI".

Cette "Réponse" du BIPR commence par critiquer "l'extrême vulgarité" du ton de notre article dans lequel nous avons dénoncé cette prétendue "Fraction Interne du CCI" (FICCI) comme une bande de "voyous".

En réalité, si le BIPR joue les vierges effarouchées [2], ce n'est nullement parce qu'il aurait, quant à lui, des manières plus "distinguées", de "gentleman", mais uniquement parce qu'il cautionne et reprend à son propre compte les méthodes de la FICCI. Et c'est bien pour cela que le BIPR n'a rien trouvé à redire ni sur la vulgarité du texte de la FICCI intitulé "L'ignominie n'a pas de limite" ni sur "l'extrême vulgarité" des méthodes de ces petits voyous qui n'ont aucun scrupule à lancer maintenant des appels au pogrome contre nos prétendues "saloperies" et contre nos militants qualifiés de "salauds" [3].

Ainsi, cette "Réponse" du BIPR aux "accusations stupides" du CCI vise en premier lieu à blanchir le vol de notre fichier d'adresses par un membre de la FICCI avec les arguments suivants : "si des camarades dirigeants du CCI -qui, comme tels disposaient du fichier d'adresses de leur organisation- rompent avec l'organisation, déclarant de plus vouloir regagner des camarades à la 'juste voie', gardent le fichier des adresses, il ne s'agit pas d'un vol. Le faux moralisme du CCI pue l'hypocrisie quand il lance des accusations de tout genre à qui l'abandonne."

La complicité du BIPR dans le vol du matériel du CCI

Cette tentative de "justification" des moeurs de gangsters de la FICCI nous oblige à faire plusieurs remarques :

1) Notre fichier d'adresses, tout comme l'argent et tout autre matériel politique, appartient à l'organisation comme un tout et non aux individus qui la composent. C'est un principe élémentaire de fonctionnement de toutes les organisations révolutionnaires. Et le BIPR le sait pertinemment ! C'est pour cela qu'il refuse de répondre à notre lettre du 1/10/04 dans laquelle nous posions entre autres les questions suivantes :

- Comment le tract du BIPR d'appel à sa réunion publique du 2 octobre à Paris est-il arrivé dans la boîte aux lettres de nos abonnés qui n'avaient remis leur adresse qu'au CCI ?

- "Comment aurait réagi le BIPR si le CCI avait eu à son égard la même attitude, si nous avions apporté notre soutien et notre complicité au vol du fichier des adresses du BIPR par un de ses anciens membres", en acceptant qu'il soit utilisé "pour inviter ses abonnés à nos réunions publiques" ? (Lettre du CCI au BIPR, publiée sur notre site Internet).

2) Au cas où le BIPR ne serait pas d'accord avec le principe suivant lequel ce matériel appartient à l'organisation et non pas aux individus, cela veut dire alors que, sous prétexte de la poursuite d'un travail politique, le militant chargé de la trésorerie pourrait partir tranquillement avec la caisse s'il est exclu ou s'il rompt avec l'organisation. Cette vision est celle de certains anarchistes et du lumpen, mais pas des organisations du prolétariat.

Nous rappelons au BIPR que la bande de voyous de la FICCI ne s'est pas contentée de voler notre fichier d'adresses. Elle a aussi volé l'argent du CCI. Elle a détourné les fonds de l'organisation en refusant de nous rembourser le prix des billets d'avion qui ont servi à faire venir à Paris deux délégués de notre section mexicaine : ces derniers ont été kidnappés à l'aéroport de Roissy par les voyous de la FICCI qui les ont empêchés de participer à notre Conférence Extraordinaire en avril 2002 (voir notre article dans RI n°323, mai 2002).

A la lecture des arguments du BIPR pour justifier le vol de notre matériel politique, nous sommes aujourd'hui en droit de poser la question : est-ce aussi avec l'argent volé au CCI que le BIPR a pu louer la salle pour tenir sa réunion publique du 2 octobre à Paris (puisque c'est avec le soutien matériel de la FICCI que le BIPR a organisé cette réunion) ?

3) La conception du BIPR suivant laquelle les "camarades dirigeants" peuvent emporter tout le matériel qui leur a été confié, parce qu'ils n'ont pas réussi à convaincre les militants de la validité de leurs positions, est totalement étrangère au mouvement ouvrier. Cette politique porte un nom : c'est la politique destructrice de la "terre brûlée". Puisqu'on n'arrive pas à faire valoir ses positions, on dévalise l'organisation, on fait main basse sur son matériel politique pour tenter de saboter son activité [4].

Ces moeurs de voyous, le CCI les avait publiquement dénoncées en 1981 lors de l'"affaire Chénier". A l'époque, les deux organisations qui allaient constituer le BIPR (Battaglia Comunista et la Communist Workers' Organisation) avaient encore un minimum de respectabilité : elles n'avaient volé au secours ni du citoyen Chénier ni du groupe parasitaire le CBG. Elles n'avaient pas poussé les hauts cris devant "l'extrême vulgarité" du CCI lorsque nous avions dénoncé en ces termes leurs moeurs de petits voyous : "Ces camarades (ceux de l'ex-section du CCI d'Aberdeen) ont eu connaissance des manoeuvres de Chénier pendant des mois et ils ont justifié le vol une fois celui-ci accompli, comme 'normal en cas de scission'. Notre condamnation de ces pratiques était qualifiée de 'réaction de petits bourgeois propriétaires' (...) Dans les premiers numéros de "The Bulletin", il (le CBG) se revendiquait de ce comportement en se vautrant dans le colportage de racontars aussi vils que stupides contre le CCI (...) Quand on scissionne, on peut voler ce qu'on veut, mais quand on a enfin un groupe à soi, enfin maître chez soi... l'accession à la propriété assagit les petits voyous (...) Quelles sont les positions du CBG ? Voilà un autre groupe dont l'existence est parasitaire. Que représente-t-il face au prolétariat ? Une version provinciale de la plate-forme du CCI avec la cohérence en moins et le vol en plus." (Revue Internationale n°36 "Réponse aux réponses"). Ainsi, ce que nous affirmions il y a 20 ans à propos des méthodes de voyous du CBG s'applique parfaitement à la FICCI.

Il doit être très clair que le CCI n'a pas renoncé à récupérer d'une façon ou d'une autre l'argent volé par la FICCI [5]. Il adoptera, le moment venu, la même politique que celle qu'il avait mise en oeuvre, il y a plus de vingt ans, lors de la récupération de son matériel volé par certains éléments de la tendance Chénier, notamment ceux qui ont constitué le CBG. [6]

4) C'est justement parce qu'il s'agit d'une règle élémentaire de fonctionnement des organisations du prolétariat que nos Statuts affirment que tout militant qui quitte l'organisation (que ce soit de son propre chef ou par son exclusion) est tenu de restituer au CCI tout le matériel qui lui a été confié pour l'accomplissement de ses tâches :"le militant ne fait pas un 'investissement' personnel dans l'organisation dont il attendrait des dividendes ou qu'il pourrait retirer s'il est amené à la quitter. Sont donc à proscrire absolument comme totalement étrangères au prolétariat toutes les pratiques de 'récupération' de matériel ou de fonds de l'organisation même en vue de constituer un autre groupe politique." ("Rapport sur la structure et le fonctionnement de l'organisation des révolutionnaires", Revue Internationale n°33). Les membres de la FICCI savent donc pertinemment qu'en récupérant notre fichier d'adresses (et en volant l'argent de l'organisation), ils ont utilisé des pratiques "totalement étrangères au prolétariat". Ils ont bafoué nos Statuts et ont ainsi ROMPU avec le CCI en se mettant eux-mêmes en dehors de l'organisation avant d'en avoir été exclus.

C'est pour cela, entre autres choses, qu'ils ont refusé de faire appel à un Jury d'Honneur comme leur a proposé à deux reprises le CCI puisqu’ils déclaraient mensongères les accusations que nous avons portées contre leurs comportements (voir notre article sur Internet "Le jury d'honneur : arme de défense des militants et des organisations communistes") .

5) Le BIPR donne encore un autre argument pour justifier ce vol : c'est parce qu'ils étaient des "camarades dirigeants" que, "comme tels", les membres de la FICCI pouvaient s'octroyer le droit d'emporter avec eux le matériel appartenant à l'organisation. Ainsi, les "dirigeants" auraient des droits et des privilèges que n'ont pas les "militants de base" ! Cette conception élitiste et bureaucratique, on la trouve dans les organisations bourgeoises (et notamment staliniennes), mais pas dans celles de la classe ouvrière !

Nous tenons à signaler que le CCI n'a pas la vision pyramidale du BIPR de "dirigeants" mais de membres des "organes centraux". Et ce n'est pas "comme tel" (c'est-à-dire comme membre "dirigeant") que le CCI avait confié son fichier d'adresses à un membre actuel de la FICCI. C'est comme militante chargée des envois de publications à nos abonnés que le CCI lui avait remis ce fichier. Si nous avons confié à celle que le BIPR appelle "camarade dirigeant" (ce qui a beaucoup fait rire les militants du CCI !) la responsabilité très importante de cette tâche, c'est uniquement parce qu'elle s'en acquittait très bien. [7]

A travers les arguments contenus dans cette "Réponse" à nos "accusations stupides", nous découvrons en réalité la complicité du BIPR dans ce vol. Il nous dit en effet que la FICCI avait le droit de garder ce fichier d'adresses afin de pouvoir "gagner des camarades à la juste voie". [8] Cet argument ne vise pas seulement à "blanchir" les comportements ignobles de la FICCI. Il vise aussi et surtout à justifier les tentatives de sabotage et de déstabilisation du CCI menées par le BIPR, dans notre dos, depuis plus de deux ans.

C'est dans le Bulletin n°9 de la FICCI que nos lecteurs pourront découvrir les manoeuvres du BIPR consistant à encourager cette bande de voyous à poursuivre ses attaques contre nos organes centraux et contre nos militants afin de gagner le maximum de camarades à... "la juste voie" ! Ainsi, nous invitons nos lecteurs à se reporter au "Compte-rendu de la réunion du 17/03/02 entre la fraction et le BIPR", publié dans ce Bulletin n°9 (disponible sur le site Internet de la FICCI). Ils y trouveront les "arguments" justifiant le vol de notre fichier d'adresses : il s'agissait pour la FICCI d'envoyer aux militants du CCI sa prose répugnante (avec la bénédiction du BIPR) afin d'"ouvrir les yeux des militants du CCI dont nous estimons qu'ils sont dans l'immédiat embarqués dans une dynamique consistant à 'suivre sans se poser de question' vis-à-vis des OD ("Organes Décisionnels") du CCI (...) Le BIPR a approuvé cette orientation" dans les termes suivants : "Vous devez poursuivre votre combat contre les dérives actuelles et [pour] la restauration des acquis organisationnels et politiques du CCI."

Ainsi, nous apprenons que le BIPR non seulement a encouragé la FICCI à faire son sale travail (consistant à remplir les boîtes aux lettres de nos camarades et de nos abonnés de leurs infâmes calomnies), mais en plus, il a appuyé et soutenu ce combat ... "pour la restauration des acquis organisationnels et politiques du CCI" ! Nos lecteurs peuvent se faire eux-mêmes une idée de la duplicité et de l'incroyable (mais vrai !) double langage du BIPR : d'un côté, il prétend (hypocritement) être intéressé à défendre les "acquis organisationnels et politiques" du CCI, de l'autre il affirme (dans sa "Réponse" à nos "accusations stupides") vouloir "convaincre" la FICCI que la "faiblesse intrinsèque" du CCI réside "dans les questions méthodologiques de base qui nous (le BIPR) séparent depuis toujours du CCI".

Et l'hypocrisie est à son comble lorsque, en même temps qu'il soutenait la FICCI dans son combat contre notre prétendue "direction liquidationniste" (dixit la FICCI), le BIPR écrivait : "Il ne nous appartient pas de donner tort ou raison dans les querelles organisatives/disciplinaires du CCI" ! (voir le texte du BIPR, daté de février 2002 et publié en plusieurs langues sur son site Internet, "Éléments de réflexion sur les crises du CCI").

On comprend beaucoup mieux pourquoi le BIPR ne pouvait pas condamner le vol de notre fichier d'adresses. Il était tout simplement intéressé à utiliser la FICCI (et ses méthodes crapuleuses) non seulement comme sergent recruteur pour sa propre boutique, mais pour tenter de semer le trouble au sein du CCI.

Il est clair que ce n'est pas (comme le prétend le BIPR) le "faux moralisme du CCI", mais bien l'abandon par le BIPR de toute morale prolétarienne qui "pue l'hypocrisie" !

Et nous le répétons au BIPR encore une fois (quitte à choquer de nouveau sa pudeur de première communiante) : quand on couche avec une femme de petite vertu, il ne faut pas s'étonner d'attraper une blennorragie.

Dans le point 2 de sa "Réponse" à nos "accusations stupides", le BIPR affirme, toujours à propos du vol de notre fichier d'adresses qui a servi à envoyer le tract d'appel à sa réunion publique du 2 octobre : "Ce n'est pas au CCI ni à aucun autre que nous devons rendre compte de notre façon d'agir politique" et le BIPR stigmatise la "prétention du CCI à relancer de présumées traditions de la Gauche communiste" qui lui semble "pathétique".

Ce qui nous semble "pathétique", c'est plutôt de constater que le BIPR, en se rendant complice de la FICCI, a vendu son droit d'aînesse pour un plat de lentilles. C'est pour cela qu'il est en train de jeter aux orties non seulement la tradition de la Gauche communiste, mais les principes élémentaires du mouvement ouvrier, pour adopter la loi de la jungle !

A la question posée par nos abonnés "comment le BIPR a-t-il obtenu leur adresse ?", voilà la réponse qui leur est donnée : allez vous faire voir ailleurs, le BIPR n'a de compte à rendre à personne sur sa "façon d'agir politique" !

Les "dirigeants" du BIPR estiment-ils qu'ils n'ont pas non plus de compte à rendre aux militants de leur propre organisation (qui n'ont pas participé à cette réunion publique ou qui ont été surpris d'apprendre que le tract du BIPR avait été envoyé à des personnes dont ils n'avaient pas les adresses) ? A moins que cette "façon d'agir politique" soit conforme aux Statuts du BIPR ou bien que ses militants "suivent" aveuglément la politique (totalement irresponsable !) de leurs "dirigeants"... "sans se poser de question" ?

Le BIPR et la FICCI unis
pour le meilleur et surtout pour le pire !

Dans le premier point de sa "Réponse" à nos "accusations stupides", le BIPR commence par affirmer que ses contacts avec la FICCI "existent et résistent", avec l'argument suivant : "nous voudrions éviter que la énième scission du CCI avec le départ de dirigeants de la 'vieille garde' n'aboutisse à la naissance d'un nouveau groupe dissident du CCI qui en revendique l'orthodoxie".

C'est une très bonne intention de la part du BIPR (et nous sommes vraiment touchés par une telle sollicitude !). Mais nous savons tous que l'enfer est pavé de bonnes intentions. Ainsi, le BIPR veut nous faire croire que ce serait pour éviter le surgissement d'un nouveau groupe parasitaire (car même s'il se refuse à l'admettre, il faut appeler les choses par leur nom !), qu'il chercherait à convaincre la FICCI d'abandonner les positions programmatiques du CCI [9]. En réalité, c'est pour les recruter que le BIPR discute avec les membres de la FICCI.

Et nous ne voyons pas pourquoi il a besoin de faire de telles contorsions pour nous montrer sa "bonne foi". De toute évidence le BIPR n'a plus la moindre dignité : il en est réduit aujourd'hui à... faire les poubelles du CCI !

Pour notre part, nous tenons à rassurer le BIPR : notre objectif n'est nullement de saboter ses tentatives de "regroupement" (comme le clament sur tous les toits la FICCI et son frère jumeau, le "Circulo" d'Argentine). Si nous défendions un point de vue "boutiquier", cela nous arrangerait même beaucoup que le BIPR récupère les membres de la FICCI dans ses rangs. Il rendrait un grand service à notre organisation en nous débarrassant de ce groupuscule parasitaire qui ne cesse de salir le nom du CCI en se revendiquant de notre plate-forme.

La seule et unique raison pour laquelle nous avions mis en garde le BIPR contre les jeux de séduction de la FICCI est la suivante : nous voulions éviter qu'une organisation de la Gauche communiste bafoue (mais c'est déjà trop tard) les principes prolétariens en cautionnant les méthodes de cette bande de voyous. Mais si le BIPR veut se discréditer en se regroupant avec ces éléments, personne ne peut l'en empêcher. Comme dit le proverbe "On ne peut pas faire boire un âne qui n'a pas soif" !

Encore une fois, plus vite le BIPR arrivera à "convaincre" la FICCI de nous lâcher et mieux ce sera pour nous ! Malheureusement, le BIPR, en refusant de prendre en compte notre analyse du phénomène du parasitisme (qui ne fait que reprendre celle que Marx avait mise en évidence à propos de l'Alliance de Bakounine au sein de l'AIT), se prive d'une arme qui pourrait lui éviter de laisser toutes ses plumes dans cette sordide aventure. Il continue à courir après la FICCI en espérant attraper la carotte qu'elle lui tend pour le faire avancer : la perspective d'une future section du BIPR à Paris et à Mexico !

De toute évidence les membres de la FICCI n'ont nullement l'intention de se laisser "convaincre" par le BIPR et encore moins de rejoindre ses rangs. C'est bien pour cela que ces parasites ne cessent de répéter, avec une obsession maladive, qu'ils n'ont pas "rompu avec le CCI". Ainsi, dans son dernier Bulletin (n°28) la FICCI affiche un désaccord avec le BIPR : contrairement à ce qu'affirme ce dernier dans sa "Réponse" aux "accusations stupides" du CCI, la FICCI a jugé nécessaire de faire "juste une précision par rapport à ce que dit le BIPR : nous n'avons pas rompu (avec le CCI), nous avons été exclus" . Nous sommes vraiment désolés pour le BIPR et espérons qu'il se remettra de cette grosse déception. Nous ne pouvons que l'inviter à abandonner ses illusions : les membres de la FICCI ne peuvent pas rejoindre les rangs du BIPR puisque, comme ils l'affirment encore dans leur Bulletin n° 28, "la fraction EST le CCI" ! : "nous, fraction, sommes le CCI !"

On ne peut pas demander au BIPR de ramener à la réalité un fou qui se prend pour Napoléon puisque c'est sa seule raison d'existence. Nous sommes cependant consternés de voir que, gangrené par son propre opportunisme, le BIPR n'est même pas capable de percevoir le caractère totalement délirant et mégalomane de l'univers mental de cette prétendue "fraction".

A propos de nos "Thèses sur le parasitisme", le BIPR nous dit encore : "alors qu'il se passe tant de choses dans le monde, le CCI ne trouve rien de mieux que d'écrire des 'Thèses' sur ses querelles internes".

N'importe quel lecteur un peu sérieux pourra comparer le compte-rendu de la réunion publique du 2 octobre publié par le CCI avec celui du BIPR (sur le site Internet de Battaglia Comunista). Il verra que sur l'analyse des racines de la guerre en Irak, le BIPR n'a été capable ni de répondre aux questions posées dans sa réunion publique ni de réfuter les arguments avancés par le CCI (voir RI n°351, "Le vide politique et l'absence de méthode du BIPR") ! Ainsi, face au déchaînement de la barbarie guerrière et d'un chaos sanglant en Irak, au Moyen Orient, en Afrique, le BIPR ne trouve rien de mieux aujourd'hui que de remettre en cause l'analyse de la décadence du capitalisme (élaborée par l'Internationale Communiste). Il ne trouve rien de mieux que de relayer la propagande des économistes bourgeois afin de consoler (et mystifier) le prolétariat en lui faisant croire que le capitalisme aurait encore de beaux jours devant lui !

Quant à la critique de nos "Thèses" sur nos "querelles internes", le BIPR devrait d'abord l'adresser à Marx : alors qu'il venait de se passer dans le monde un événement aussi important que la Commune de Paris de 1871, Marx n'avait "rien de mieux" à faire que de convoquer une Conférence à Londres consacrée essentiellement aux questions d'organisation et à examiner notamment le cas de Bakounine et de son groupe parasite, l'Alliance de la Démocratie Socialiste" ! De même, le seul congrès de l'AIT où Marx a été présent, celui de La Haye en 1872, a été essentiellement consacré, notamment sous son impulsion et celle d'Engels, à l'examen des questions organisationnelles et de fonctionnement. Et encore l'année suivante, Marx, Engels et Lafargue ont consacré un temps et une énergie considérables pour rédiger un gros livre sur les agissements occultes du citoyen Bakounine et de ses complices (intitulé "L’Alliance de la Démocratie Socialiste et l’Association internationale des travailleurs "). Que dire également de Lénine qui, après le 2ème congrès du POSDR, n'a trouvé "rien de mieux que d'écrire" non pas quelques "Thèses" mais un livre entier ("Un pas en avant, deux pas en arrière") sur les "querelles internes" du POSDR ?

Le BIPR n'a toujours pas compris (du fait de son incapacité à se réapproprier ces expériences de l'histoire du mouvement ouvrier) que la question du comportement politique des militants communistes est une question de principe. C'est pour cela que c'est lui (et non pas le CCI !) qui est menacé de "désintégration". [10] En faisant cause commune avec des éléments qui n'ont rien de mieux à faire que d'écrire des centaines de pages de calomnies contre le CCI et ses militants (voir entre autres le roman policier de la FICCI intitulé "Historique du SI"), le BIPR est aujourd'hui amené à s'approprier une "façon politique d'agir" totalement étrangère au prolétariat, basée non seulement sur le vol, mais également sur le mensonge et la calomnie.

Le BIPR utilise le mensonge et la calomnie

Dans le point 5 de sa "Réponse" à nos "accusations stupides", le BIPR affirme qu'il n'a jamais cherché à "spéculer" sur les accusations de stalinisme de la part de la FICCI : "nous rejetons comme ridicules les 'mises en garde' de la part d'une organisation qui (...) chaque fois récolte des accusations d'opportunisme et de stalinisme sur lesquelles nous n'avons jamais cherché à spéculer".

Cette affirmation est un grossier mensonge. Nous renvoyons encore nos lecteurs au Bulletin n°9 de la FICCI dans lequel le BIPR accrédite en ces termes la "thèse" de la FICCI suivant laquelle le CCI serait entré dans un processus de "dégénérescence stalinienne" : "Il est évident pour nous (le BIPR) qu'il y a eu un processus d'élimination des militants. Une élimination de la vieille garde dont seul reste Peter (...) la démarche sera courte, la tendance à exclure est déjà enclenchée de manière irréversible". [11]

Ainsi, non seulement le BIPR est pris en flagrant délit de mensonge lorsqu'il prétend aujourd'hui, la main sur le coeur, n'avoir "jamais spéculé sur les accusations de stalinisme" contre le CCI, mais il s'est fait lui-même le porte-parole de propos calomniateurs à peine voilés contre l'un de nos camarades, le "liquidateur en chef" (pour reprendre une expression favorite de la FICCI) qui, comme Staline aurait "éliminé la vieille garde" !

Et c'est encore cette "méthodologie nauséabonde" basée sur le mensonge et la calomnie qui a conduit récemment le BIPR à publier sur son site Internet (en trois langues !) le texte calomniateur du "Circulo de Comunistas Internacionalistas" d'Argentine (dont nous avons révélé qu'il n'était rien d'autre qu'une gigantesque imposture).

Malgré que nous ayions publié la Déclaration du NCI du 27 octobre (voir notre site Internet), le BIPR continue à colporter le mensonge suivant lequel le NCI aurait, comme la FICCI, "rompu avec le CCI" (voir le site Internet de Battaglia Comunista). Là encore, le BIPR prend ses désirs pour la réalité.

Bien que le NCI lui ait envoyé cette Déclaration (dans laquelle il affirme que les textes du "Circulo" sont "des mensonges et des calomnies honteuses lancées contre le CCI"), le BIPR n'a toujours pas estimé nécessaire de retirer de son site Web le texte du "Circulo" dénonçant les prétendues"méthodes staliniennes"du CCI. Ce qui signifie qu'il persiste et signe dans l'utilisation du mensonge et de la calomnie.

La raison d'une telle politique de nature bourgeoise, c'est encore dans le Bulletin n° 9 de la FICCI qu'on peut la trouver. Nos lecteurs y découvriront que, en mars 2002, le BIPR et la FICCI avaient commencé à élaborer de concert une stratégie politique visant à détruire le CCI.

C'est ainsi qu'on apprend de la bouche du BIPR que "si nous sommes amenés à conclure que le CCI est devenu une organisation 'non valable', alors notre but sera de tout faire pour pousser à sa disparition." (souligné par nous)

Voilà pourquoi, et avec quel "projet politique", les contacts du BIPR avec la FICCI "existent et résistent" !

C'est avec cet objectif clairement énoncé de "tout faire pour pousser à sa disparition" (celle du CCI) que le BIPR s'est jeté (comme la FICCI) sur le texte calomniateur d'un imposteur (le prétendu "Circulo de Comunistas Internacionalistas") comme la misère sur le pauvre monde !

Le BIPR est vraiment très mal placé pour nous faire des leçons de "vrai moralisme". Sa critique de notre "faux moralisme" ne sert qu'à masquer cette lamentable réalité : le BIPR a adopté la "morale" anti-prolétarienne des jésuites selon laquelle la fin justifie les moyens !

Pour détruire le CCI et exécuter la sentence qu'il a lui-même prononcée contre notre organisation (et dans notre dos !), le BIPR est prêt aujourd'hui (et il en a déjà fait la preuve) à utiliser les méthodes sordides de la propagande bourgeoise.

Ainsi, pour arriver à ses fins, non seulement il a passé une alliance avec les voyous de la FICCI et avec le mythomane manipulateur du "Circulo" d'Argentine, mais il tend de plus en plus à adopter les comportements nauséabonds de tout ce joli monde !

S'il est un conseil qu'on peut donner au BIPR, c'est de balayer d'abord devant sa porte : alors qu'il s'est passé "tant de choses dans le monde" depuis le 11 septembre 2001, le BIPR n'a rien trouvé de mieux que de faire des commérages avec la FICCI sur l'élimination de "la vieille garde" du CCI. Il n'a rien trouvé de mieux que de se gratter la tête pour savoir "si le CCI est aujourd'hui moribond" (Lettre du BIPR à la Fraction, publiée dans le Bulletin n°19 de la FICCI). Il n'a rien trouvé de plus intéressant à lire que les romans policiers de la FICCI truffés de petits détails "croustillants" sur le "style" ou la vie personnelle de tel ou tel militant du CCI !

Et aujourd'hui alors qu'il se passe encore "tant de choses dans le monde", quelles sont les dernières frasques de ce groupe qui a la prétention et le culot de se présenter au monde entier comme... le seul "pôle sérieux" de la Gauche communiste ? Il n'a trouvé rien de mieux que de soumettre à la "discussion" sur son site Internet, en trois langues, les élucubrations d'un psychopathe (dont les mensonges sont aussi imposants que l'absence de scrupules). Tout cela pour savoir si... nos appels téléphoniques aux militants du NCI d'Argentine (dont le BIPR ne connaît même pas le contenu !) seraient une nouvelle confirmation de la "dégénérescence stalinienne" du CCI !

En s'acoquinant aujourd'hui avec la FICCI, le BIPR a mis une bombe dans sa propre maison. Nous ne pouvons que remercier la FICCI de nous avoir éclairés, grâce à ses "Bulletins", sur les intentions du BIPR de "tout faire pour pousser à la disparition" de notre organisation. Pour une fois, son mouchardage aura rendu service au CCI !

S'il ne veut pas se saborder lui-même, il est grand temps que le BIPR mette un terme à ses "réflexions (et stupides spéculations !) sur les crises du CCI" pour mener d'abord une réflexion sur les causes de ses propres déboires organisationnels et sur sa dérive actuelle.

C'est la seule "méthodologie" qui puisse (peut-être ?) lui permettre d'échapper au destin auquel son opportunisme congénital le condamne depuis toujours.

Il est grand temps enfin que le BIPR reconnaisse que malgré son alliance diplomatique et "tactique" avec la FICCI, il n'a pas les moyens de ses ambitions : "pousser à la disparition du CCI" pour être le "seul pôle de regroupement" de la Gauche communiste. Plus le BIPR grenouille avec cette bande de voyous (et son petit clone dégénéré d'Argentine), plus il s'achemine non pas vers une "lente et sûre agrégation de forces révolutionnaires" (comme il l'affirme dans sa "Réponse" à nos "accusations stupides") mais vers la même fin tragique et grotesque que celle de... la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf !

CCI (18/11/04)

[1] Bureau International pour le Parti Révolutionnaire, organisation qui se revendique de la tradition de la Gauche communiste d'Italie et qui est composée principalement de la Communist Workers' Organisation (CWO) en Angleterre et de Battaglia Comunista en Italie.

[2] Dans les premières lignes de sa "Réponse" à nos "accusations stupides" le BIPR se couvre de ridicule : il pousse des cris d'orfraie et se scandalise que le CCI ait pu utiliser (dans son article "Le BIPR pris en otage par des voyous !") des mots aussi "vulgaires" que... "voyous", "corbeille de mariage", "femme de petite vertu" ou encore "blennorragie" ! Visiblement le rédacteur de cette "Réponse" au CCI ne connaît pas bien la langue française puisqu’aucun de ces termes n’est "vulgaire". De plus, le traducteur aurait pu éviter de ridiculiser un texte officiel du BIPR qui a été traduit en plusieurs langues et au sein duquel le terme "corbeille de mariage" est rangé dans la rubrique des dites "vulgarités" !

[3] Voir le texte de la FICCI publié sur son site Internet "L'ignominie n'a pas de limite" introduisant la Déclaration du "Circulo" du 2 octobre. Curieusement ce texte en langue française a été retiré du site de la FICCI (et il n'est affiché, à ce jour, qu'en langues anglaise et espagnole). Heureusement, nous en avons gardé des copies et nous pourront l'envoyer aux lecteurs qui nous en feront la demande. Par ailleurs, il faut signaler que les appels au pogrome lancés par ces voyous ont commencé à rencontrer un certain écho comme en témoigne une lettre anonyme de menaces, envoyée début novembre à notre adresse E-mail en Espagne. Nos lecteurs pourront trouver le courrier (aussi vulgaire que nauséabond !) de ce "corbeau", accompagné de notre réponse, sur note site en langue espagnole ("Réponse à un courrier anonyme")

[4] Ainsi, la FICCI considère le CCI comme sa propriété privée lorsqu'elle affirme encore dans son Bulletin n°28 que le CCI est "NOTRE organisation". C'était la même vision qui avait conduit l'ex-militant Michel à affirmer, lors d'une réunion secrète dont nous avons découvert les notes : "Il faut récupérer les moyens de fonctionnement." Il faut signaler que si Michel a préféré prendre sa retraite plutôt que de rejoindre la "fraction", c'est justement parce qu'il avait réalisé (comme il l'avait dit très clairement à une délégation du CCI) que "ce qu'on a fait (dans le dos du CCI) est crasseux." ! Et contrairement à ses amis de la FICCI, il a fait une sortie un peu plus "honorable" en remboursant l'intégralité de sa dette au CCI. C'est également le cas d'un autre ex-militant (Stanley) qui, bien qu'ayant participé avec les membres de la FICCI à toutes sortes de magouilles dans le dos de l'organisation, s'est désolidarisé de ceux-ci et a remboursé lui aussi tout l'argent qu'il devait au CCI.

[5] Et nous ne voyons aucun inconvénient à ce que le BIPR apporte sa "solidarité" à la FICCI en ouvrant une souscription pour l'aider à rembourser sa dette au CCI !

[6] C'est d'ailleurs avec la même intransigeance et la même détermination que, au printemps 2002, le CCI a pu récupérer ses archives entreposées dans la "résidence secondaire" d'un membre de la FICCI alors que ce petit voyou s'apprêtait à les "déménager". Nous tenons à signaler que la récupération de nos archives s'est déroulée dans le plus grand calme : le citoyen Olivier, membre "dirigeant" de la FICCI, nous les a restituées sans la moindre résistance ou protestation.

[7] Tout au moins jusqu’au 14e congrès du CCI. Après, face au désaveu croissant de l’organisation vis-à-vis de ses comportements, elle a commencé a saboter ce travail et c’est pourquoi nous l’en avons déchargée. Elle a néanmoins conservé à notre insu (et avec préméditation) une copie du fichier des abonnes, et cela avant que ne se constitue la prétendue « fraction ».

[8] Au passage, il faut signaler qu’à aucun moment les membres de la FICCI n’ont fait le moindre effort pour convaincre le reste du CCI de leur « juste voie ». Tout au contraire : c’est leur attitude ouvertement destructrice et de « terre brûlée », leur utilisation systématique du mensonge et du chantage, leurs coups tordus et leurs manoeuvres sordides qui les ont isolés de tous les autres militants du CCI, y compris de ceux qui au départ étaient les plus sensibles à leurs arguments. Alors que le CCI les engageait à exprimer ouvertement leurs désaccords dans nos bulletins internes et dans nos réunions régulières, ils ont préféré faire circuler entre « initiés » des documents qu’ils ont refusé de communiquer au reste de l’organisation et tenir des réunions secrètes destinées à comploter afin de « déstabiliser » (suivant les mots de l’un de ces chevaliers de la vertu) l’organisation. De même, lorsque nous leurs avons proposé de publier dans notre Revue internationale une réponse à l’article sur la notion de fraction paru dans cette même Revue (numéro 108) et qui rejetait, sur base de l’expérience historique des fractions du passé, les conceptions sur lesquelles ils avaient fondé la « FICCI », ils ont refusé d’utiliser ce moyen de convaincre les lecteurs de leur « juste voie ».

[9] Il faut souligner que, dans sa "Réponse" à nos "accusations stupides", le BIPR commence d'ailleurs à donner une toute petite ébauche d'analyse du phénomène du parasitisme. Ainsi il affirme, à juste raison, que la constitution d'un "nouveau groupe dissident du CCI" signifierait qu' "un 'intellectuel' quelconque entouré de quelques sympathisants, se sent le droit de faire son petit groupe, chapardant ici ou là quelques idées et positions, ou une incapacité propre à rester unis avec des camarades." En trahissant nos principes organisationnels, en colportant des calomnies répugnantes contre nos organes centraux et nos militants, les éléments de la FICCI ont rompu avec le CCI (et nous sommes entièrement d'accord avec le BIPR sur cette question !) : ils ont révélé leur "incapacité propre à rester unis avec des camarades", En "chapardant" l'argent et le matériel du CCI., en "chapardant ici ou là" (au CCI et au BIPR) quelques idées et positions", ces escrocs n'ont aucun "droit" de se réclamer de la Gauche communiste. Nous ne pouvons qu'encourager le BIPR à faire encore un petit effort pour aller jusqu'au bout de sa réflexion : ce groupuscule autoproclamé "Fraction Interne du CCI" n'est pas une émanation historique du prolétariat. Il n'a aucune légitimité et n'est rien d'autre qu'un groupe parasite. ! Quant à la caricature que fait le BIPR de notre analyse du parasitisme en tentant de ridiculiser les "stupides" accusations du CCI qui "crie au complot de la bourgeoisie !", elle ne révèle qu'une chose : son ignorance de ce que Marx dénonçait encore, face à ses détracteurs, à propos de l'Alliance de Bakounine lorsqu'il affirmait (comme preuve de sa "stupidité" ?) que le combat du Conseil général de l'AIT contre Bakounine était un "complot du soleil contre l'ombre" !

[10] En juin 1897, face aux rumeurs annonçant son déceès, l’écrivain américain Mark Twain avait répondu : « La nouvelle de ma mort a été grandement éxagérée » (« The reports of my death have been greatly exaggerated »). Nous sommes en état de dire au BIPR que la nouvelle de notre « désintégration » est également « grandement éxagérée ». Il serait temps, une fois pour toutes, que les militants du BIPR arrêtent de croire aux histoires d’horreur (de même qu’aux contes de fées) que leur raconte la FICCI. Ce n’est plus de leur âge.

[11] Nous tenons au passage à faire une petite mise au point pour rétablir la vérité :

a) L'idée véhiculée par le BIPR suivant laquelle il ne reste plus qu'un seul "membre fondateur" (Peter) au sein du CCI est un pur mensonge. Nous conseillons au BIPR de vérifier dorénavant la véracité des informations que lui donne la FICCI car, comme le disait Lénine, "celui qui croit sur parole est un indécrottable idiot".

b) Le fait d'être membre fondateur ne signifie nullement que l'on soit immunisé contre la trahison. Faut-il rappeler au BIPR que parmi les six membres fondateurs de l'Iskra (qui avaient une autre envergure que cette bande de voyous !), quatre ont trahi et sont passés dans le camp bourgeois lors de la première guerre mondiale. Lénine est le seul membre de l'Iskra qui soit resté fidèle jusqu'au bout à la cause révolutionnaire. deux délégués de notre section mexicaine : ces derniers ont été kidnappés à l'aéroport de Roissy par les voyous de la FICCI qui les ont empêchés de participer à notre Conférence Extraordinaire en avril 2002 (voir notre article dans RI n°323, mai 2002).

A la lecture des arguments du BIPR pour justifier le vol de notre matériel politique, nous sommes aujourd'hui en droit de poser la question : est-ce aussi avec l'argent volé au CCI que le BIPR a pu louer la salle pour tenir sa réunion publique du 2 octobre à Paris (puisque c'est avec le soutien matériel de la FICCI que le BIPR a organisé cette réunion) ?

3) La conception du BIPR suivant laquelle les "camarades dirigeants" peuvent emporter tout le matériel qui leur a été confié, parce qu'ils n'ont pas réussi à convaincre les militants de la validité de leurs positions, est totalement étrangère au mouvement ouvrier. Cette politique porte un nom : c'est la politique destructrice de la "terre brûlée". Puisqu'on n'arrive pas à faire valoir ses positions, on dévalise l'organisation, on fait main basse sur son matériel politique pour tenter de saboter son activité [4].

Ces moeurs de voyous, le CCI les avait publiquement dénoncées en 1981 lors de l'"affaire Chénier". A l'époque, les deux organisations qui allaient constituer le BIPR (Battaglia Comunista et la Communist Workers' Organisation) avaient encore un minimum de respectabilité : elles n'avaient volé au secours ni du citoyen Chénier ni du groupe parasitaire le CBG. Elles n'avaient pas poussé les hauts cris devant "l'extrême vulgarité" du CCI lorsque nous avions dénoncé en ces termes leurs moeurs de petits voyous : "Ces camarades (ceux de l'ex-section du CCI d'Aberdeen) ont eu connaissance des manoeuvres de Chénier pendant des mois et ils ont justifié le vol une fois celui-ci accompli, comme 'normal en cas de scission'. Notre condamnation de ces pratiques était qualifiée de 'réaction de petits bourgeois propriétaires' (...) Dans les premiers numéros de "The Bulletin", il (le CBG) se revendiquait de ce comportement en se vautrant dans le colportage de racontars aussi vils que stupides contre le CCI (...) Quand on scissionne, on peut voler ce qu'on veut, mais quand on a enfin un groupe à soi, enfin maître chez soi... l'accession à la propriété assagit les petits voyous (...) Quelles sont les positions du CBG ? Voilà un autre groupe dont l'existence est parasitaire. Que représente-t-il face au prolétariat ? Une version provinciale de la plate-forme du CCI avec la cohérence en moins et le vol en plus." (Revue Internationale n°36 "Réponse aux réponses"). Ainsi, ce que nous affirmions il y a 20 ans à propos des méthodes de voyous du CBG s'applique parfaitement à la FICCI.

Il doit être très clair que le CCI n'a pas renoncé à récupérer d'une façon ou d'une autre l'argent volé par la FICCI [5]. Il adoptera, le moment venu, la même politique que celle qu'il avait mise en oeuvre, il y a plus de vingt ans, lors de la récupération de son matériel volé par certains éléments de la tendance Chénier, notamment ceux qui ont constitué le CBG. [6]

4) C'est justement parce qu'il s'agit d'une règle élémentaire de fonctionnement des organisations du prolétariat que nos Statuts affirment que tout militant qui quitte l'organisation (que ce soit de son propre chef ou par son exclusion) est tenu de restituer au CCI tout le matériel qui lui a été confié pour l'accomplissement de ses tâches :"le militant ne fait pas un 'investissement' personnel dans l'organisation dont il attendrait des dividendes ou qu'il pourrait retirer s'il est amené à la quitter. Sont donc à proscrire absolument comme totalement étrangères au prolétariat toutes les pratiques de 'récupération' de matériel ou de fonds de l'organisation même en vue de constituer un autre groupe politique." ("Rapport sur la structure et le fonctionnement de l'organisation des révolutionnaires", Revue Internationale n°33). Les membres de la FICCI savent donc pertinemment qu'en récupérant notre fichier d'adresses (et en volant l'argent de l'organisation), ils ont utilisé des pratiques "totalement étrangères au prolétariat". Ils ont bafoué nos Statuts et ont ainsi ROMPU avec le CCI en se mettant eux-mêmes en dehors de l'organisation avant d'en avoir été exclus.

C'est pour cela, entre autres choses, qu'ils ont refusé de faire appel à un Jury d'Honneur comme leur a proposé à deux reprises le CCI puisqu’ils déclaraient mensongères les accusations que nous avons portées contre leurs comportements (voir notre article sur Internet "Le jury d'honneur : arme de défense des militants et des organisations communistes") .

5) Le BIPR donne encore un autre argument pour justifier ce vol : c'est parce qu'ils étaient des "camarades dirigeants" que, "comme tels", les membres de la FICCI pouvaient s'octroyer le droit d'emporter avec eux le matériel appartenant à l'organisation. Ainsi, les "dirigeants" auraient des droits et des privilèges que n'ont pas les "militants de base" ! Cette conception élitiste et bureaucratique, on la trouve dans les organisations bourgeoises (et notamment staliniennes), mais pas dans celles de la classe ouvrière !

Nous tenons à signaler que le CCI n'a pas la vision pyramidale du BIPR de "dirigeants" mais de membres des "organes centraux". Et ce n'est pas "comme tel" (c'est-à-dire comme membre "dirigeant") que le CCI avait confié son fichier d'adresses à un membre actuel de la FICCI. C'est comme militante chargée des envois de publications à nos abonnés que le CCI lui avait remis ce fichier. Si nous avons confié à celle que le BIPR appelle "camarade dirigeant" (ce qui a beaucoup fait rire les militants du CCI !) la responsabilité très importante de cette tâche, c'est uniquement parce qu'elle s'en acquittait très bien. [7]

A travers les arguments contenus dans cette "Réponse" à nos "accusations stupides", nous découvrons en réalité la complicité du BIPR dans ce vol. Il nous dit en effet que la FICCI avait le droit de garder ce fichier d'adresses afin de pouvoir "gagner des camarades à la juste voie". [8] Cet argument ne vise pas seulement à "blanchir" les comportements ignobles de la FICCI. Il vise aussi et surtout à justifier les tentatives de sabotage et de déstabilisation du CCI menées par le BIPR, dans notre dos, depuis plus de deux ans.

C'est dans le Bulletin n°9 de la FICCI que nos lecteurs pourront découvrir les manoeuvres du BIPR consistant à encourager cette bande de voyous à poursuivre ses attaques contre nos organes centraux et contre nos militants afin de gagner le maximum de camarades à... "la juste voie" ! Ainsi, nous invitons nos lecteurs à se reporter au "Compte-rendu de la réunion du 17/03/02 entre la fraction et le BIPR", publié dans ce Bulletin n°9 (disponible sur le site Internet de la FICCI). Ils y trouveront les "arguments" justifiant le vol de notre fichier d'adresses : il s'agissait pour la FICCI d'envoyer aux militants du CCI sa prose répugnante (avec la bénédiction du BIPR) afin d'"ouvrir les yeux des militants du CCI dont nous estimons qu'ils sont dans l'immédiat embarqués dans une dynamique consistant à 'suivre sans se poser de question' vis-à-vis des OD ("Organes Décisionnels") du CCI (...) Le BIPR a approuvé cette orientation" dans les termes suivants : "Vous devez poursuivre votre combat contre les dérives actuelles et [pour] la restauration des acquis organisationnels et politiques du CCI."

Ainsi, nous apprenons que le BIPR non seulement a encouragé la FICCI à faire son sale travail (consistant à remplir les boîtes aux lettres de nos camarades et de nos abonnés de leurs infâmes calomnies), mais en plus, il a appuyé et soutenu ce combat ... "pour la restauration des acquis organisationnels et politiques du CCI" ! Nos lecteurs peuvent se faire eux-mêmes une idée de la duplicité et de l'incroyable (mais vrai !) double langage du BIPR : d'un côté, il prétend (hypocritement) être intéressé à défendre les "acquis organisationnels et politiques" du CCI, de l'autre il affirme (dans sa "Réponse" à nos "accusations stupides") vouloir "convaincre" la FICCI que la "faiblesse intrinsèque" du CCI réside "dans les questions méthodologiques de base qui nous (le BIPR) séparent depuis toujours du CCI".

Et l'hypocrisie est à son comble lorsque, en même temps qu'il soutenait la FICCI dans son combat contre notre prétendue "direction liquidationniste" (dixit la FICCI), le BIPR écrivait : "Il ne nous appartient pas de donner tort ou raison dans les querelles organisatives/disciplinaires du CCI" ! (voir le texte du BIPR, daté de février 2002 et publié en plusieurs langues sur son site Internet, "Éléments de réflexion sur les crises du CCI").

On comprend beaucoup mieux pourquoi le BIPR ne pouvait pas condamner le vol de notre fichier d'adresses. Il était tout simplement intéressé à utiliser la FICCI (et ses méthodes crapuleuses) non seulement comme sergent recruteur pour sa propre boutique, mais pour tenter de semer le trouble au sein du CCI.

Il est clair que ce n'est pas (comme le prétend le BIPR) le "faux moralisme du CCI", mais bien l'abandon par le BIPR de toute morale prolétarienne qui "pue l'hypocrisie" !

Et nous le répétons au BIPR encore une fois (quitte à choquer de nouveau sa pudeur de première communiante) : quand on couche avec une femme de petite vertu, il ne faut pas s'étonner d'attraper une blennorragie.

Dans le point 2 de sa "Réponse" à nos "accusations stupides", le BIPR affirme, toujours à propos du vol de notre fichier d'adresses qui a servi à envoyer le tract d'appel à sa réunion publique du 2 octobre : "Ce n'est pas au CCI ni à aucun autre que nous devons rendre compte de notre façon d'agir politique" et le BIPR stigmatise la "prétention du CCI à relancer de présumées traditions de la Gauche communiste" qui lui semble "pathétique".

Ce qui nous semble "pathétique", c'est plutôt de constater que le BIPR, en se rendant complice de la FICCI, a vendu son droit d'aînesse pour un plat de lentilles. C'est pour cela qu'il est en train de jeter aux orties non seulement la tradition de la Gauche communiste, mais les principes élémentaires du mouvement ouvrier, pour adopter la loi de la jungle !

A la question posée par nos abonnés "comment le BIPR a-t-il obtenu leur adresse ?", voilà la réponse qui leur est donnée : allez vous faire voir ailleurs, le BIPR n'a de compte à rendre à personne sur sa "façon d'agir politique" !

Les "dirigeants" du BIPR estiment-ils qu'ils n'ont pas non plus de compte à rendre aux militants de leur propre organisation (qui n'ont pas participé à cette réunion publique ou qui ont été surpris d'apprendre que le tract du BIPR avait été envoyé à des personnes dont ils n'avaient pas les adresses) ? A moins que cette "façon d'agir politique" soit conforme aux Statuts du BIPR ou bien que ses militants "suivent" aveuglément la politique (totalement irresponsable !) de leurs "dirigeants"... "sans se poser de question" ?

Le BIPR et la FICCI unis
pour le meilleur et surtout pour le pire !

Dans le premier point de sa "Réponse" à nos "accusations stupides", le BIPR commence par affirmer que ses contacts avec la FICCI "existent et résistent", avec l'argument suivant : "nous voudrions éviter que la énième scission du CCI avec le départ de dirigeants de la 'vieille garde' n'aboutisse à la naissance d'un nouveau groupe dissident du CCI qui en revendique l'orthodoxie".

C'est une très bonne intention de la part du BIPR (et nous sommes vraiment touchés par une telle sollicitude !). Mais nous savons tous que l'enfer est pavé de bonnes intentions. Ainsi, le BIPR veut nous faire croire que ce serait pour éviter le surgissement d'un nouveau groupe parasitaire (car même s'il se refuse à l'admettre, il faut appeler les choses par leur nom !), qu'il chercherait à convaincre la FICCI d'abandonner les positions programmatiques du CCI [9]. En réalité, c'est pour les recruter que le BIPR discute avec les membres de la FICCI.

Et nous ne voyons pas pourquoi il a besoin de faire de telles contorsions pour nous montrer sa "bonne foi". De toute évidence le BIPR n'a plus la moindre dignité : il en est réduit aujourd'hui à... faire les poubelles du CCI !

Pour notre part, nous tenons à rassurer le BIPR : notre objectif n'est nullement de saboter ses tentatives de "regroupement" (comme le clament sur tous les toits la FICCI et son frère jumeau, le "Circulo" d'Argentine). Si nous défendions un point de vue "boutiquier", cela nous arrangerait même beaucoup que le BIPR récupère les membres de la FICCI dans ses rangs. Il rendrait un grand service à notre organisation en nous débarrassant de ce groupuscule parasitaire qui ne cesse de salir le nom du CCI en se revendiquant de notre plate-forme.

La seule et unique raison pour laquelle nous avions mis en garde le BIPR contre les jeux de séduction de la FICCI est la suivante : nous voulions éviter qu'une organisation de la Gauche communiste bafoue (mais c'est déjà trop tard) les principes prolétariens en cautionnant les méthodes de cette bande de voyous. Mais si le BIPR veut se discréditer en se regroupant avec ces éléments, personne ne peut l'en empêcher. Comme dit le proverbe "On ne peut pas faire boire un âne qui n'a pas soif" !

Encore une fois, plus vite le BIPR arrivera à "convaincre" la FICCI de nous lâcher et mieux ce sera pour nous ! Malheureusement, le BIPR, en refusant de prendre en compte notre analyse du phénomène du parasitisme (qui ne fait que reprendre celle que Marx avait mise en évidence à propos de l'Alliance de Bakounine au sein de l'AIT), se prive d'une arme qui pourrait lui éviter de laisser toutes ses plumes dans cette sordide aventure. Il continue à courir après la FICCI en espérant attraper la carotte qu'elle lui tend pour le faire avancer : la perspective d'une future section du BIPR à Paris et à Mexico !

De toute évidence les membres de la FICCI n'ont nullement l'intention de se laisser "convaincre" par le BIPR et encore moins de rejoindre ses rangs. C'est bien pour cela que ces parasites ne cessent de répéter, avec une obsession maladive, qu'ils n'ont pas "rompu avec le CCI". Ainsi, dans son dernier Bulletin (n°28) la FICCI affiche un désaccord avec le BIPR : contrairement à ce qu'affirme ce dernier dans sa "Réponse" aux "accusations stupides" du CCI, la FICCI a jugé nécessaire de faire "juste une précision par rapport à ce que dit le BIPR : nous n'avons pas rompu (avec le CCI), nous avons été exclus" . Nous sommes vraiment désolés pour le BIPR et espérons qu'il se remettra de cette grosse déception. Nous ne pouvons que l'inviter à abandonner ses illusions : les membres de la FICCI ne peuvent pas rejoindre les rangs du BIPR puisque, comme ils l'affirment encore dans leur Bulletin n° 28, "la fraction EST le CCI" ! : "nous, fraction, sommes le CCI !"

On ne peut pas demander au BIPR de ramener à la réalité un fou qui se prend pour Napoléon puisque c'est sa seule raison d'existence. Nous sommes cependant consternés de voir que, gangrené par son propre opportunisme, le BIPR n'est même pas capable de percevoir le caractère totalement délirant et mégalomane de l'univers mental de cette prétendue "fraction".

A propos de nos "Thèses sur le parasitisme", le BIPR nous dit encore : "alors qu'il se passe tant de choses dans le monde, le CCI ne trouve rien de mieux que d'écrire des 'Thèses' sur ses querelles internes".

N'importe quel lecteur un peu sérieux pourra comparer le compte-rendu de la réunion publique du 2 octobre publié par le CCI avec celui du BIPR (sur le site Internet de Battaglia Comunista). Il verra que sur l'analyse des racines de la guerre en Irak, le BIPR n'a été capable ni de répondre aux questions posées dans sa réunion publique ni de réfuter les arguments avancés par le CCI (voir RI n°351, "Le vide politique et l'absence de méthode du BIPR") ! Ainsi, face au déchaînement de la barbarie guerrière et d'un chaos sanglant en Irak, au Moyen Orient, en Afrique, le BIPR ne trouve rien de mieux aujourd'hui que de remettre en cause l'analyse de la décadence du capitalisme (élaborée par l'Internationale Communiste). Il ne trouve rien de mieux que de relayer la propagande des économistes bourgeois afin de consoler (et mystifier) le prolétariat en lui faisant croire que le capitalisme aurait encore de beaux jours devant lui !

Quant à la critique de nos "Thèses" sur nos "querelles internes", le BIPR devrait d'abord l'adresser à Marx : alors qu'il venait de se passer dans le monde un événement aussi important que la Commune de Paris de 1871, Marx n'avait "rien de mieux" à faire que de convoquer une Conférence à Londres consacrée essentiellement aux questions d'organisation et à examiner notamment le cas de Bakounine et de son groupe parasite, l'Alliance de la Démocratie Socialiste" ! De même, le seul congrès de l'AIT où Marx a été présent, celui de La Haye en 1872, a été essentiellement consacré, notamment sous son impulsion et celle d'Engels, à l'examen des questions organisationnelles et de fonctionnement. Et encore l'année suivante, Marx, Engels et Lafargue ont consacré un temps et une énergie considérables pour rédiger un gros livre sur les agissements occultes du citoyen Bakounine et de ses complices (intitulé "L’Alliance de la Démocratie Socialiste et l’Association internationale des travailleurs "). Que dire également de Lénine qui, après le 2ème congrès du POSDR, n'a trouvé "rien de mieux que d'écrire" non pas quelques "Thèses" mais un livre entier ("Un pas en avant, deux pas en arrière") sur les "querelles internes" du POSDR ?

Le BIPR n'a toujours pas compris (du fait de son incapacité à se réapproprier ces expériences de l'histoire du mouvement ouvrier) que la question du comportement politique des militants communistes est une question de principe. C'est pour cela que c'est lui (et non pas le CCI !) qui est menacé de "désintégration". [10] En faisant cause commune avec des éléments qui n'ont rien de mieux à faire que d'écrire des centaines de pages de calomnies contre le CCI et ses militants (voir entre autres le roman policier de la FICCI intitulé "Historique du SI"), le BIPR est aujourd'hui amené à s'approprier une "façon politique d'agir" totalement étrangère au prolétariat, basée non seulement sur le vol, mais également sur le mensonge et la calomnie.

Le BIPR utilise le mensonge et la calomnie

Dans le point 5 de sa "Réponse" à nos "accusations stupides", le BIPR affirme qu'il n'a jamais cherché à "spéculer" sur les accusations de stalinisme de la part de la FICCI : "nous rejetons comme ridicules les 'mises en garde' de la part d'une organisation qui (...) chaque fois récolte des accusations d'opportunisme et de stalinisme sur lesquelles nous n'avons jamais cherché à spéculer".

Cette affirmation est un grossier mensonge. Nous renvoyons encore nos lecteurs au Bulletin n°9 de la FICCI dans lequel le BIPR accrédite en ces termes la "thèse" de la FICCI suivant laquelle le CCI serait entré dans un processus de "dégénérescence stalinienne" : "Il est évident pour nous (le BIPR) qu'il y a eu un processus d'élimination des militants. Une élimination de la vieille garde dont seul reste Peter (...) la démarche sera courte, la tendance à exclure est déjà enclenchée de manière irréversible". [11]

Ainsi, non seulement le BIPR est pris en flagrant délit de mensonge lorsqu'il prétend aujourd'hui, la main sur le coeur, n'avoir "jamais spéculé sur les accusations de stalinisme" contre le CCI, mais il s'est fait lui-même le porte-parole de propos calomniateurs à peine voilés contre l'un de nos camarades, le "liquidateur en chef" (pour reprendre une expression favorite de la FICCI) qui, comme Staline aurait "éliminé la vieille garde" !

Et c'est encore cette "méthodologie nauséabonde" basée sur le mensonge et la calomnie qui a conduit récemment le BIPR à publier sur son site Internet (en trois langues !) le texte calomniateur du "Circulo de Comunistas Internacionalistas" d'Argentine (dont nous avons révélé qu'il n'était rien d'autre qu'une gigantesque imposture).

Malgré que nous ayions publié la Déclaration du NCI du 27 octobre (voir notre site Internet), le BIPR continue à colporter le mensonge suivant lequel le NCI aurait, comme la FICCI, "rompu avec le CCI" (voir le site Internet de Battaglia Comunista). Là encore, le BIPR prend ses désirs pour la réalité.

Bien que le NCI lui ait envoyé cette Déclaration (dans laquelle il affirme que les textes du "Circulo" sont "des mensonges et des calomnies honteuses lancées contre le CCI"), le BIPR n'a toujours pas estimé nécessaire de retirer de son site Web le texte du "Circulo" dénonçant les prétendues"méthodes staliniennes"du CCI. Ce qui signifie qu'il persiste et signe dans l'utilisation du mensonge et de la calomnie.

La raison d'une telle politique de nature bourgeoise, c'est encore dans le Bulletin n° 9 de la FICCI qu'on peut la trouver. Nos lecteurs y découvriront que, en mars 2002, le BIPR et la FICCI avaient commencé à élaborer de concert une stratégie politique visant à détruire le CCI.

C'est ainsi qu'on apprend de la bouche du BIPR que "si nous sommes amenés à conclure que le CCI est devenu une organisation 'non valable', alors notre but sera de tout faire pour pousser à sa disparition." (souligné par nous)

Voilà pourquoi, et avec quel "projet politique", les contacts du BIPR avec la FICCI "existent et résistent" !

C'est avec cet objectif clairement énoncé de "tout faire pour pousser à sa disparition" (celle du CCI) que le BIPR s'est jeté (comme la FICCI) sur le texte calomniateur d'un imposteur (le prétendu "Circulo de Comunistas Internacionalistas") comme la misère sur le pauvre monde !

Le BIPR est vraiment très mal placé pour nous faire des leçons de "vrai moralisme". Sa critique de notre "faux moralisme" ne sert qu'à masquer cette lamentable réalité : le BIPR a adopté la "morale" anti-prolétarienne des jésuites selon laquelle la fin justifie les moyens !

Pour détruire le CCI et exécuter la sentence qu'il a lui-même prononcée contre notre organisation (et dans notre dos !), le BIPR est prêt aujourd'hui (et il en a déjà fait la preuve) à utiliser les méthodes sordides de la propagande bourgeoise.

Ainsi, pour arriver à ses fins, non seulement il a passé une alliance avec les voyous de la FICCI et avec le mythomane manipulateur du "Circulo" d'Argentine, mais il tend de plus en plus à adopter les comportements nauséabonds de tout ce joli monde !

S'il est un conseil qu'on peut donner au BIPR, c'est de balayer d'abord devant sa porte : alors qu'il s'est passé "tant de choses dans le monde" depuis le 11 septembre 2001, le BIPR n'a rien trouvé de mieux que de faire des commérages avec la FICCI sur l'élimination de "la vieille garde" du CCI. Il n'a rien trouvé de mieux que de se gratter la tête pour savoir "si le CCI est aujourd'hui moribond" (Lettre du BIPR à la Fraction, publiée dans le Bulletin n°19 de la FICCI). Il n'a rien trouvé de plus intéressant à lire que les romans policiers de la FICCI truffés de petits détails "croustillants" sur le "style" ou la vie personnelle de tel ou tel militant du CCI !

Et aujourd'hui alors qu'il se passe encore "tant de choses dans le monde", quelles sont les dernières frasques de ce groupe qui a la prétention et le culot de se présenter au monde entier comme... le seul "pôle sérieux" de la Gauche communiste ? Il n'a trouvé rien de mieux que de soumettre à la "discussion" sur son site Internet, en trois langues, les élucubrations d'un psychopathe (dont les mensonges sont aussi imposants que l'absence de scrupules). Tout cela pour savoir si... nos appels téléphoniques aux militants du NCI d'Argentine (dont le BIPR ne connaît même pas le contenu !) seraient une nouvelle confirmation de la "dégénérescence stalinienne" du CCI !

En s'acoquinant aujourd'hui avec la FICCI, le BIPR a mis une bombe dans sa propre maison. Nous ne pouvons que remercier la FICCI de nous avoir éclairés, grâce à ses "Bulletins", sur les intentions du BIPR de "tout faire pour pousser à la disparition" de notre organisation. Pour une fois, son mouchardage aura rendu service au CCI !

S'il ne veut pas se saborder lui-même, il est grand temps que le BIPR mette un terme à ses "réflexions (et stupides spéculations !) sur les crises du CCI" pour mener d'abord une réflexion sur les causes de ses propres déboires organisationnels et sur sa dérive actuelle.

C'est la seule "méthodologie" qui puisse (peut-être ?) lui permettre d'échapper au destin auquel son opportunisme congénital le condamne depuis toujours.

Il est grand temps enfin que le BIPR reconnaisse que malgré son alliance diplomatique et "tactique" avec la FICCI, il n'a pas les moyens de ses ambitions : "pousser à la disparition du CCI" pour être le "seul pôle de regroupement" de la Gauche communiste. Plus le BIPR grenouille avec cette bande de voyous (et son petit clone dégénéré d'Argentine), plus il s'achemine non pas vers une "lente et sûre agrégation de forces révolutionnaires" (comme il l'affirme dans sa "Réponse" à nos "accusations stupides") mais vers la même fin tragique et grotesque que celle de... la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf !

CCI (18/11/04)

[1] Bureau International pour le Parti Révolutionnaire, organisation qui se revendique de la tradition de la Gauche communiste d'Italie et qui est composée principalement de la Communist Workers' Organisation (CWO) en Angleterre et de Battaglia Comunista en Italie.

[2] Dans les premières lignes de sa "Réponse" à nos "accusations stupides" le BIPR se couvre de ridicule : il pousse des cris d'orfraie et se scandalise que le CCI ait pu utiliser (dans son article "Le BIPR pris en otage par des voyous !") des mots aussi "vulgaires" que... "voyous", "corbeille de mariage", "femme de petite vertu" ou encore "blennorragie" ! Visiblement le rédacteur de cette "Réponse" au CCI ne connaît pas bien la langue française puisqu’aucun de ces termes n’est "vulgaire". De plus, le traducteur aurait pu éviter de ridiculiser un texte officiel du BIPR qui a été traduit en plusieurs langues et au sein duquel le terme "corbeille de mariage" est rangé dans la rubrique des dites "vulgarités" !

[3] Voir le texte de la FICCI publié sur son site Internet "L'ignominie n'a pas de limite" introduisant la Déclaration du "Circulo" du 2 octobre. Curieusement ce texte en langue française a été retiré du site de la FICCI (et il n'est affiché, à ce jour, qu'en langues anglaise et espagnole). Heureusement, nous en avons gardé des copies et nous pourront l'envoyer aux lecteurs qui nous en feront la demande. Par ailleurs, il faut signaler que les appels au pogrome lancés par ces voyous ont commencé à rencontrer un certain écho comme en témoigne une lettre anonyme de menaces, envoyée début novembre à notre adresse E-mail en Espagne. Nos lecteurs pourront trouver le courrier (aussi vulgaire que nauséabond !) de ce "corbeau", accompagné de notre réponse, sur note site en langue espagnole ("Réponse à un courrier anonyme")

[4] Ainsi, la FICCI considère le CCI comme sa propriété privée lorsqu'elle affirme encore dans son Bulletin n°28 que le CCI est "NOTRE organisation". C'était la même vision qui avait conduit l'ex-militant Michel à affirmer, lors d'une réunion secrète dont nous avons découvert les notes : "Il faut récupérer les moyens de fonctionnement." Il faut signaler que si Michel a préféré prendre sa retraite plutôt que de rejoindre la "fraction", c'est justement parce qu'il avait réalisé (comme il l'avait dit très clairement à une délégation du CCI) que "ce qu'on a fait (dans le dos du CCI) est crasseux." ! Et contrairement à ses amis de la FICCI, il a fait une sortie un peu plus "honorable" en remboursant l'intégralité de sa dette au CCI. C'est également le cas d'un autre ex-militant (Stanley) qui, bien qu'ayant participé avec les membres de la FICCI à toutes sortes de magouilles dans le dos de l'organisation, s'est désolidarisé de ceux-ci et a remboursé lui aussi tout l'argent qu'il devait au CCI.

[5] Et nous ne voyons aucun inconvénient à ce que le BIPR apporte sa "solidarité" à la FICCI en ouvrant une souscription pour l'aider à rembourser sa dette au CCI !

[6] C'est d'ailleurs avec la même intransigeance et la même détermination que, au printemps 2002, le CCI a pu récupérer ses archives entreposées dans la "résidence secondaire" d'un membre de la FICCI alors que ce petit voyou s'apprêtait à les "déménager". Nous tenons à signaler que la récupération de nos archives s'est déroulée dans le plus grand calme : le citoyen Olivier, membre "dirigeant" de la FICCI, nous les a restituées sans la moindre résistance ou protestation.

[7] Tout au moins jusqu’au 14e congrès du CCI. Après, face au désaveu croissant de l’organisation vis-à-vis de ses comportements, elle a commencé a saboter ce travail et c’est pourquoi nous l’en avons déchargée. Elle a néanmoins conservé à notre insu (et avec préméditation) une copie du fichier des abonnes, et cela avant que ne se constitue la prétendue « fraction ».

[8] Au passage, il faut signaler qu’à aucun moment les membres de la FICCI n’ont fait le moindre effort pour convaincre le reste du CCI de leur « juste voie ». Tout au contraire : c’est leur attitude ouvertement destructrice et de « terre brûlée », leur utilisation systématique du mensonge et du chantage, leurs coups tordus et leurs manoeuvres sordides qui les ont isolés de tous les autres militants du CCI, y compris de ceux qui au départ étaient les plus sensibles à leurs arguments. Alors que le CCI les engageait à exprimer ouvertement leurs désaccords dans nos bulletins internes et dans nos réunions régulières, ils ont préféré faire circuler entre « initiés » des documents qu’ils ont refusé de communiquer au reste de l’organisation et tenir des réunions secrètes destinées à comploter afin de « déstabiliser » (suivant les mots de l’un de ces chevaliers de la vertu) l’organisation. De même, lorsque nous leurs avons proposé de publier dans notre Revue internationale une réponse à l’article sur la notion de fraction paru dans cette même Revue (numéro 108) et qui rejetait, sur base de l’expérience historique des fractions du passé, les conceptions sur lesquelles ils avaient fondé la « FICCI », ils ont refusé d’utiliser ce moyen de convaincre les lecteurs de leur « juste voie ».

[9] Il faut souligner que, dans sa "Réponse" à nos "accusations stupides", le BIPR commence d'ailleurs à donner une toute petite ébauche d'analyse du phénomène du parasitisme. Ainsi il affirme, à juste raison, que la constitution d'un "nouveau groupe dissident du CCI" signifierait qu' "un 'intellectuel' quelconque entouré de quelques sympathisants, se sent le droit de faire son petit groupe, chapardant ici ou là quelques idées et positions, ou une incapacité propre à rester unis avec des camarades." En trahissant nos principes organisationnels, en colportant des calomnies répugnantes contre nos organes centraux et nos militants, les éléments de la FICCI ont rompu avec le CCI (et nous sommes entièrement d'accord avec le BIPR sur cette question !) : ils ont révélé leur "incapacité propre à rester unis avec des camarades", En "chapardant" l'argent et le matériel du CCI., en "chapardant ici ou là" (au CCI et au BIPR) quelques idées et positions", ces escrocs n'ont aucun "droit" de se réclamer de la Gauche communiste. Nous ne pouvons qu'encourager le BIPR à faire encore un petit effort pour aller jusqu'au bout de sa réflexion : ce groupuscule autoproclamé "Fraction Interne du CCI" n'est pas une émanation historique du prolétariat. Il n'a aucune légitimité et n'est rien d'autre qu'un groupe parasite. ! Quant à la caricature que fait le BIPR de notre analyse du parasitisme en tentant de ridiculiser les "stupides" accusations du CCI qui "crie au complot de la bourgeoisie !", elle ne révèle qu'une chose : son ignorance de ce que Marx dénonçait encore, face à ses détracteurs, à propos de l'Alliance de Bakounine lorsqu'il affirmait (comme preuve de sa "stupidité" ?) que le combat du Conseil général de l'AIT contre Bakounine était un "complot du soleil contre l'ombre" !

[10] En juin 1897, face aux rumeurs annonçant son déceès, l’écrivain américain Mark Twain avait répondu : « La nouvelle de ma mort a été grandement éxagérée » (« The reports of my death have been greatly exaggerated »). Nous sommes en état de dire au BIPR que la nouvelle de notre « désintégration » est également « grandement éxagérée ». Il serait temps, une fois pour toutes, que les militants du BIPR arrêtent de croire aux histoires d’horreur (de même qu’aux contes de fées) que leur raconte la FICCI. Ce n’est plus de leur âge.

[11] Nous tenons au passage à faire une petite mise au point pour rétablir la vérité :

a) L'idée véhiculée par le BIPR suivant laquelle il ne reste plus qu'un seul "membre fondateur" (Peter) au sein du CCI est un pur mensonge. Nous conseillons au BIPR de vérifier dorénavant la véracité des informations que lui donne la FICCI car, comme le disait Lénine, "celui qui croit sur parole est un indécrottable idiot".

b) Le fait d'être membre fondateur ne signifie nullement que l'on soit immunisé contre la trahison. Faut-il rappeler au BIPR que parmi les six membres fondateurs de l'Iskra (qui avaient une autre envergure que cette bande de voyous !), quatre ont trahi et sont passés dans le camp bourgeois lors de la première guerre mondiale. Lénine est le seul membre de l'Iskra qui soit resté fidèle jusqu'au bout à la cause révolutionnaire.

Enfin, il nous faut rétablir une autre vérité : les membres de la FICCI ne sont pas des "dirigeants de la vieille garde", comme le prétend le BIPR. Aucun de ces éléments n'a été un membre "fondateur de Révolution Internationale" (l’ancêtre du CCI avec notre section au Vénézuela) comme ils l'ont raconté partout pour se "faire mousser" avec une incroyable prétention. Même pas le plus ancien d'entre eux, l'homme invisible (et "père fondateur" de la FICCI), le citoyen Jonas : il avait quitté l'organisation immédiatement après la retombée du mouvement de Mai 1968 et il est revenu plusieurs années après, au milieu des années 1970.

Et c'est encore pour éviter de faire la clarté sur leur trajectoire au sein du CCI que les membres de la FICCI ne veulent pas de Jury d'Honneur. Ces héros de bande dessinée qui se prennent pour Superman ou Wonderwoman préfèrent continuer à duper tous ceux qui, comme le BIPR, veulent bien croire à leurs contes pour enfants. Ce n'est pas parce qu'ils ont milité pendant de longues années et ont été nommés dans les organes centraux qu'il étaient des "dirigeants de la vieille garde".

En fait, la FICCI et le BIPR se passent mutuellement la brosse à reluire : le BIPR envoie des fleurs aux membres de la FICCI en les présentant comme des "dirigeants" de la "vieille garde du CCI" et la FICCI lui rend la monnaie de sa pièce en proclamant que le BIPR est le "seul pôle sérieux de regroupement de la Gauche communiste." Voilà à quoi se résume le commerce diplomatique entre le BIPR et la FICCI !

Enfin, il nous faut rétablir une autre vérité : les membres de la FICCI ne sont pas des "dirigeants de la vieille garde", comme le prétend le BIPR. Aucun de ces éléments n'a été un membre "fondateur de Révolution Internationale" (l’ancêtre du CCI avec notre section au Vénézuela) comme ils l'ont raconté partout pour se "faire mousser" avec une incroyable prétention. Même pas le plus ancien d'entre eux, l'homme invisible (et "père fondateur" de la FICCI), le citoyen Jonas : il avait quitté l'organisation immédiatement après la retombée du mouvement de Mai 1968 et il est revenu plusieurs années après, au milieu des années 1970.

Et c'est encore pour éviter de faire la clarté sur leur trajectoire au sein du CCI que les membres de la FICCI ne veulent pas de Jury d'Honneur. Ces héros de bande dessinée qui se prennent pour Superman ou Wonderwoman préfèrent continuer à duper tous ceux qui, comme le BIPR, veulent bien croire à leurs contes pour enfants. Ce n'est pas parce qu'ils ont milité pendant de longues années et ont été nommés dans les organes centraux qu'il étaient des "dirigeants de la vieille garde".

En fait, la FICCI et le BIPR se passent mutuellement la brosse à reluire : le BIPR envoie des fleurs aux membres de la FICCI en les présentant comme des "dirigeants" de la "vieille garde du CCI" et la FICCI lui rend la monnaie de sa pièce en proclamant que le BIPR est le "seul pôle sérieux de regroupement de la Gauche communiste." Voilà à quoi se résume le commerce diplomatique entre le BIPR et la FICCI !

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