V - L'intervention du CCI

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Dans son intervention, le CCI s'est pleinement mobilisé pour être à la hauteur de ses responsabilités. Et il n'a pas attendu le mois de novembre pour cela. C'est justement parce qu'il s'est résolument impliqué, qu'il est intervenu activement dans les nombreuses journées d'action syndicales organisées dans le mois d'octobre (notamment le 10 octobre dans la Fonction Publique) qu'il a pu déceler, analyser avec lucidité et dénoncer la préparation d'une grande manoeuvre de la bourgeoisie. C'est pour cela qu'il a pu mettre en garde par avance l'ensemble de la classe ouvrière en annonçant qu'un énorme piège lui était tendu. Nous écrivions alors de façon "prémonitoire" fin octobre : "La journée de "protestation" des fonctionnaires contre le blocage des salaires a ainsi constitué le premier épisode de l'offensive de grande ampleur de la bourgeoisie contre la classe ouvrière. En prenant une telle mesure provocatrice (dans la Fonction publique), Il s'agissait pour la classe dominante de lancer un ballon d'essai destiné à tester les réactions ouvrières face à l'encadrement syndical. Cette journée d'action n'était en effet rien d'autre qu'une manoeuvre préventive visant à remettre en selle les syndicats. Ces derniers sont parvenus à occuper tout le terrain, en embarquant un maximum d'ouvriers de la fonction publique dans une action stérile. (...) Ils sont parvenus à faire croire que la seule lutte possible, c'est la lutte derrière les syndicats." (RI n° 250).

Tout au long de la lutte, les militants du CCI ont cherché, en chaque occasion, à assurer au maximum la présence et la défense de la position des révolutionnaires au sein de leur classe. Ils ont dénoncé sans relâche la manoeuvre de la bourgeoisie dans les manifestations comme sur leurs lieux de travail. Ils sont intervenus par tous les moyens dont ils disposaient, à travers des discussions ou des prises de parole en assemblées générales chaque fois que cela était possible comme à travers la vente de la presse, la diffusion à un millier d'exemplaires d'un supplément au journal dont des extraits sont publiés ci-dessous, puis par la distribution la plus large possible dans l'ensemble de la classe ouvrière et au niveau national à la fin de la grève d'un tract-bilan également reproduit en fin de ce chapitre. Le CCI a également tenu plusieurs réunions publiques sur ce sujet dans différentes villes de France.
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