I - La démocratie a fait le lit du fascisme. Elle a été son complice dans l'holocauste

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A en croire la bourgeoisie, le fascisme se serait imposé brutalement à la société bourgeoise, à son "corps défendant". Ce mensonge ne tient pas un seul instant à l'épreuve des faits historiques.

L'exemple allemand, qui est de loin le plus significatif, met clairement en évidence que le fascisme est le produit organique du capital. Son avènement à la tête de l'Etat, qui est l'aboutissement de la volonté politique des secteurs les plus typiques, déterminants et lucides du capital national, s'effectue démocratiquement. C'est jusque dans la constitution de ses bandes armées, les SA, que s'exprime cette continuité puisqu'une partie d'entre elles a servi précédemment dans la république et sous la direction de la Social démocratie, à massacrer la classe ouvrière.

Ce dernier élément vient démentir la propagande de la gauche et des trotskistes, visant à enchaîner la classe ouvrière à la démocratie, et selon laquelle la fonction spécifique du fascisme serait de réprimer la classe ouvrière. C'est à la gauche du capital en particulier que cette tâche est confiée et, de sa réalisation, dépend justement la possibilité d'instauration d'un régime totalitaire, autoritaire ou fasciste.

Quant au racisme répugnant, l'hystérie nationaliste ou la barbarie qui, toujours selon la bourgeoisie démocratique caractériseraient en propre les régimes fascistes, ils ne sont pas du tout spécifiques à ces régimes. Ils sont au contraire le produit du capitalisme, en particulier dans sa phase de décadence, et l'attribut de toutes les fractions de la bourgeoise, démocrates, staliniennes ou fascistes. La terrible réalité de l'holocauste est souvent utilisée, en faisant appel à l'émotion plus qu'à l'objectivité, pour étayer l'idée d'une nature du fascisme, qui le différencierait dans le fond, du capitalisme en général et de la démocratie en particulier. Une telle démarche ne résiste pas à un examen objectif des faits eux-mêmes qui montrent que la barbarie n'est pas l'exclusivité du fascisme mais que la démocratie, si prompte à dénoncer les crimes nazis, est directement responsable de millions de morts et de souffrances équivalentes pour l'humanité (cf. infra les massacres et les crimes des grandes démocraties). De plus, cette même démarche se révèle en fait une pure imposture car elle passe sous silence le refus des puissances occidentales de transactions avec le régime hitlérien, organisées par des juifs, et qui auraient permis de sauver la vie à des centaines de milliers d'entre eux.