Discussion à propos de l'article: Dossier spécial sur le mouvement des Indignés

Afficher une version adaptée à l'édition sur imprimanteEnvoyer cet article par mail

Ci-dessus se trouve une discussion à propos de l'article "Dossier spécial sur le mouvement des Indignés". La discussion a été entamée par poumtatalia, et vous pouvez voir la discussion à ce jour ci-dessous.
Participer en y ajoutant tes propres commentaires!

A Toulouse....

Salut,
A Toulouse, retrouvez les rdv des indigné(e)s sur http://toulouse.demosphere.eu/.
Hasta la victoria!

voici la définition des

voici la définition des indignés(es) :

" Les classes moyennes, petits fabricants, détaillants, artisans, paysans, tous combattent la bourgeoisie parce qu'elle est une menace pour leur existence en tant que classes moyennes. Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices; bien plus, elles sont réactionnaires : elles cherchent à faire tourner à l'envers la roue de l'histoire." LE MANIFESTE DU PARTI COMMUNISTE.

les indignés(es) sans réactionnaires, ils défendent leurs intérêts immédiats.

il y a tout dans le marxisme. pour chaque mouvement, pour chaque groupe, pour chaque groupe politique il y a un passage dans le manifeste qui les définit tous.

Quels sont les indignés

Je ne partage pas ton avis, Marx-ou Crève, sur la nature de classe des indignés. Dire que ce mouvement exprime la petite bourgeoisie me semble réducteur. En effet, même si le prolétariat n'a pas été le moteur de ce mouvement en tant que classe autonome, qu'il y avait effectivement des illusions petite bourgeoises, il y avait aussi et surtout beaucoup d'ouvriers et jeunes prolétarisés sans expérience. Il s'agit là d'un refus de payer la crise, d'une résistance qui se doit de renouer avec l'expérience ouvrière, qui se doit de retrouver son identité de classe. Donc, je ne pense pas que les indignés soient « conservateurs », mais au contraire, que malgré leurs faiblesses réelles, ils indiquent d'une certaine manière l'avenir de la lutte

si le prolétariat n'a pas été

si le prolétariat n'a pas été le moteur de ce mouvement en tant que classe alors ce n'est pas un mouvement révolutionnaire car seul le prolétariat est révolutionnaire.

si un mouvement n'est pas révolutionnaire alors il est reactionnaire un point c'est tout.

harald dit : " il y avait

harald dit : " il y avait aussi et surtout beaucoup d'ouvriers et jeunes prolétarisés sans expérience "

depuis quand la revolution est une question d'EXPERIENCE. cette notion chère au CCI est complètement vide et erronée;

le prolétariat le plus expérimenté du monde c'est le prolétariat français chèrement consacré dans les bains de sang de juin 1848 et de la Commune, les luttes de 1848, Lyon....................

Mais il fut le prolétariat le plus lache, quand la grande crise de régime du capitalisme éclata avec la guerre impérialiste 1914-18, le prolétariat français fut le seul de tout le continent à ne pas disposer, au sein des vieilles organisations dégénérées, d'une fraction radicale capable de reprendre le flambeau révolutionnaire de la lutte prolétarienne qui figurait dans sa tradition et dont la flamme avait été ravivée par la révolution bolchevique.

alors il est où le lien entre l'expérience et la révolution.

Sur le mouvement des "Indignés"

Max_ou_Crève,
Tu dis que la notion d’expérience est "complètement vide et erronée". Pourtant, quand tu cites la Commune et quelques unes des luttes qui la précédent, tu montres toi-même que la forme de la Commune n'a pas surgit par hasard, au même titre que la vague révolutionnaire de 1917 est aussi le résultat de l'expérience des luttes qui la précède (1905, par exemple), comme le souligne l'ensemble des révolutionnaires de l'époque.

Le mouvement des "indignés" n'est bien sûr pas de la révolution. Mais c’est une véritable expérience, un pas sur le chemin (encore long) qui conduit à la révolution. La classe ouvrière n’est pas spontanément révolutionnaire, elle le devient à travers ses luttes, à travers le rapport de force face à la bourgeoisie et à l’Etat, à travers la grève ouvrière, les assemblées générales souveraines, la recherche de l'extension, de la solidarité entre ouvriers, etc.